Il s'agit de la deuxième phase de test de cet écosystème qui vise une consommation intelligente de l'énergie. "L'objectif est de placer l'utilisateur final au centre d'une plateforme de communication numérique, via laquelle il pourra aligner sa production et sa consommation sur les besoins du système électrique", explique Elia.

Cinq projets vont désormais entrer dans une phase de test en conditions réelles. Une plateforme mettra par exemple en relation les consommateurs qui veulent consommer en temps réel de l'énergie verte en provenance d'une source renouvelable et les "prosommateurs" souhaitant valoriser leur énergie produite en surplus.

Un deuxième enjeu est de réduire les congestions locales sur le réseau électrique. Le fait de se chauffer et de se déplacer grâce à l'électricité, combiné à celui de la produire localement via notamment les panneaux solaires, peut en effet créer des congestions. Un incitant tarifaire pour l'utilisation du réseau par heure, tant en consommation qu'en production, permettra au consommateur de réduire ce problème.

Dans un autre projet-pilote, tout sera fait pour que la recharge de sa voiture électrique soit abordable et favorable pour le réseau, tandis que le conducteur n'aura qu'à brancher la prise du point de recharge dans son véhicule.

"En limitant notre capacité de pointe, nous pouvons limiter les prix de l'énergie et les investissements supplémentaires dans de nouvelles centrales électriques", poursuit Elia. C'est pourquoi l'un des projets vise à envoyer une notification au consommateur lorsqu'une pointe se profile pour qu'il puisse adapter son comportement.

Enfin, un logiciel aidera un "energy manager" à optimiser une "communauté énergétique" grâce à la recharge intelligente des véhicules électriques et à un système de stockage par batteries.

"À mesure que la part de sources d'énergie renouvelable intermittentes augmente et que l'électrification s'étend, la flexibilité et la possibilité de moduler la demande devront faire l'objet d'un support. Les consommateurs finaux peuvent devenir de véritables acteurs, qui exploitent tout le potentiel des possibilités offertes grâce aux services énergétiques", argumente Elia.

L'écosystème IO.Energy a été créé début 2019 et est composé d'entreprises, de start-up, d'organismes publics et d'institutions académiques.