"L'année 2020 a été historique. Nous avons écrit un grand chapitre de notre livre", s'est félicité le patron de Deutsche Telekom, Tim Höttges, cité dans un communiqué publié vendredi. Et il y a en effet de quoi se réjouir. L'entreprise a vu son chiffre d'affaires bondir de 25,4 %, à 101 milliards d'euros, un "record", pour la première fois de son histoire au-dessus du cap des 100 milliards d'euros.

Le résultat d'exploitation ajusté (EBITDA) a grimpé de 41,6 %, à 35 milliards d'euros, rejoignant les prévisions de l'entreprise données en novembre.

Des prévisions de croissance pour 2021

La bonne spirale devrait se poursuivre. Pour 2021, le groupe s'attend à un résultat d'exploitation en hausse de 2 milliards d'euros, à 37 milliards d'euros. Deutsche Telekom a par ailleurs fait état d'un bénéfice net à 5,7 milliards d'euros (+15,5 %).

Ces bonnes performances sont liés au "rachat de son concurrent Sprint aux Etats-Unis", estime le groupe. Le 1er avril, après un long bras de fer avec les autorités de régulation, la filiale T-Mobile US a été autorisé à prendre le contrôle de son rival Sprint. Depuis, la société est devenue le deuxième opérateur de réseau dans le pays, derrière Verizon. La filiale T-Mobile US est devenue le moteur de croissance du groupe avec un résultat opérationnel en hausse de 87,4 % à 13,2 milliards d'euros.

Le groupe a cependant été touché par les conséquences économiques de la crise sanitaire liée au Covid-19. Les recettes liées aux "frais de roaming" ont chuté, "en raison des limitations de voyage", affirme l'entreprise.

Par ailleurs, la "fermeture des magasins", notamment en Europe, a "plombé l'activité", affirme le groupe.

Sur ce continent, le groupe a vu son bénéfice opérationnel ajusté stagner à 0,0 %.