Digital En croissance de 5,9 % sur le premier semestre, le marché est porté par l’écoute en ligne et… le 33 tours 30 cm en vinyle.

Voilà, c’est fini… Le physique cède le pas au virtuel, dans l’industrie musicale en tout cas. Selon les chiffres cités par la Belgian Entertainment Association (BEA), le total des ventes numériques - téléchargement et écoute en ligne - atteint 56 % de parts de marché au premier semestre, laissant loin derrière le bon vieux disque compact qui doit se contenter d’une portion représentant 37 % du gâteau. C’est une première et, au point où ça en est, l’on voit mal la tendance s’inverser d’ici la fin de l’année.

En cela, la Belgique est en retard sur ses grands voisins, non seulement parce qu’on y est plus conservateur, mais aussi parce que, entre-temps, l’offre s’intensifie. Avec une spécificité par rapport aux grands voisins : l’arrivée progressive de portails locaux. Si c’est désormais le cas pour Deezer et Apple Music, ce ne l’est pas encore pour Spotify, leader du marché mondial. Du coup, les artistes locaux sont toujours plus présents dans les supports physiques - disque compact et vinyle - alors que, selon la BEA, "les artistes internationaux, le hip hop et la musique électronique sont très populaires sur les services de streaming".

"On ne comprend pas pourquoi Spotify n’investit pas dans un portail local, alors que les artistes belges ont beaucoup de succès en Belgique, réagit Olivier Maeterlinck, directeur de la BEA Music. Chez nous, le marché local est très fort, avec des labels qui investissent massivement. Je suis sûr qu’ils vont venir, la question c’est quand. Au plus vite au mieux pour les artistes belges, mais aussi pour Spotify."