"Il y a énormément de travail à faire aux Etats-Unis pour réduire le gaspillage et changer les mentalités sur le long terme", a estimé Lucie Basch, la cofondatrice de l'application lors d'une conférence de presse jeudi, en amont de la journée mondiale de lutte contre le gaspillage alimentaire prévue le 16 octobre.

En 2020, l'objectif de cette application mobile, téléchargée par 7 millions de Français, est de "prouver qu'on peut avoir un impact de l'autre côté de l'Atlantique" dans les deux villes choisies, avant d'envisager un "déploiement sur l'ensemble du pays en 2021", a expliqué l'entrepreneure qui espère sauver 4 millions de repas aux Etats-Unis l'année prochaine.

En janvier dernier, 38 distributeurs, fédérations professionnelles, associations de consommateurs et industriels de l'agroalimentaire avaient signé, à l'initiative de Too good to go , un "pacte" dans lequel ils s'engagent à lutter contre le gaspillage via une meilleure "gestion et compréhension des dates de consommation".

Depuis juin 2020, de nouveaux pictogrammes sont apparus sur les emballages de produits des partenaires, proposant aux consommateurs d'observer, de sentir et de goûter avant de jeter un aliment qui comporte une date de durabilité minimale (c'est à dire une date de consommation écrite sous la forme "à consommer de préférence avant" ou "meilleur avant").

Sarah Chouraqui, la directrice générale France de Too good to go, a expliqué que "50% des Français ne connaissent pas la différence entre la date de durabilité minimale et la date limite de consommation" et "20% du gaspillage alimentaire des foyers sont dus à cette incompréhension des dates".