L'année dernière, Google a bloqué ou supprimé 3,1 milliards d'annonces publicitaires parce qu'elles ne respectaient pas les règles de l'entreprise, rapporte mercredi le géant technologique américain. Plus de 99 millions d'entre elles avaient un rapport avec le coronavirus et portaient, par exemple, sur des remèdes miracles inexistants ou de faux vaccins.

Avec ces chiffres, Google entend montrer qu'elle lutte contre les publicités malveillantes. Elle possède l'une des plus grandes plateformes publicitaires numériques au monde, grâce à son moteur de recherche omniprésent. L'entreprise a donc non seulement mis hors ligne 3,1 milliards de publicités mais a également imposé des restrictions sur plus de 6,4 milliards d'autres.

Scott Spencer, responsable mondial du département "Trust & Safety in Ads" chez Google, explique que les cybercriminels ont commencé à utiliser des tactiques différentes. L'année dernière, ils ont commencé à utiliser davantage la "technologie de dissimulation", qui consiste à tromper les contrôles.

"Quand cette technologie détecte qu'une annonce est examinée par un système de contrôle ou par un contrôleur humain, elle montrera des photos de chiots et de chatons, par exemple. Mais si un consommateur "ordinaire" clique, ce sera une mauvaise page", explique-t-il.

Selon M. Spencer, Google peut déjà contrer cette technologie de dissimulation largement disponible. "Mais les technologies plus sophistiquées sont plus difficiles à aborder", concède-t-il.