Plus de 99 millions des publicités avaient un rapport avec le coronavirus et portaient, par exemple, sur des remèdes miracles inexistants ou de faux vaccins. Avec ces chiffres, Google veut montrer qu'il s'attaque aux publicités malveillantes.

Le géant américain possède en effet l'une des plus grandes plateformes publicitaires numériques au monde, grâce à son moteur de recherche omniprésent. 

En 2020, il a mis hors ligne 3,1 milliards de publicités, et imposé des restrictions sur plus de 6,4 milliards de publicités.

Davantage de "cloacking"

Scott Spencer, responsable mondial de "Trust & Safety in Ads" chez Google, explique que les cybercriminels ont commencé à utiliser des tactiques différentes. L'année dernière, ils ont fait un usage plus fréquent de la technologie dite de "cloacking", qui permet de tromper les auditeurs.

"Si cette technologie détecte qu'une annonce est examinée par un système d'examen ou un examinateur humain, elle montrera des photos de chiots et de chatons, par exemple. Mais si un consommateur 'ordinaire' clique, ce sera une mauvaise page", explique-t-il.

Selon M. Spencer, Google peut déjà contrer la technologie de dissimulation largement disponible. "Mais les technologies plus sophistiquées sont plus difficiles à aborder", lit-on.