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Le géant américain va construire un quatrième "data center" à Saint-Ghislain.

Alors que le troisième data center est toujours en chantier sur le site de Saint-Ghislain (il devrait devenir opérationnel d’ici la fin de cette année), Google a annoncé, lundi matin, qu’il allait se lancer dans la construction d’une quatrième infrastructure sur le site de 85 hectares que le géant américain de l’Internet occupe le long du canal Nimy-Blaton. Ce quatrième centre de données, dont la mise en service est prévue pour 2021, représente un investissement de 600 millions d’euros.

Avec ce nouveau projet, Google conforte son implantation en Belgique et, plus particulièrement, dans le Hainaut. Depuis la mise en service de son premier data center belge en 2009 (il s’agissait alors du premier centre construit en dehors des États-Unis), le géant de Mountain View a investi pas moins de 1,6 milliard d’euros à Saint-Ghislain (Mons).

On s’attendait, depuis quelques mois, à ce que Google dévoile un nouvel investissement important en Wallonie. En février, La Libre avait dévoilé l’existence d’un projet de nouveau data center à Farciennes (région de Charleroi). Le groupe américain semble avoir finalement opté pour l’agrandissement du site montois.

Attractivité numérique belge

Le Premier ministre sortant Charles Michel s’est félicité du nouvel investissement de Google en Belgique, qui vient confirmer "notre position de pionnier du numérique acquise au cours de ces dernières années". Parlant de "notre savoir-faire et notre main-d’œuvre qualifiée", M. Michel ajoute que, "pour conserver notre position de leader, nous devons continuer à repenser et à accélérer l’innovation numérique".

Du côté de Google, Frédéric Descamps, "facilities manager" du site montois, insiste sur le fait que l’engagement du groupe américain en Belgique, depuis la première annonce d’un investissement en 2007, est "solide" et, ajoute M. Descamps, que les 350 personnes qui y travaillent quotidiennement - dont des sous-traitants, mais sans compter les centaines d’ouvriers actifs sur le chantier du troisième data center - sont "impatientes de voir ce que les années à venir nous réservent".