Le numéro un mondial du streaming musical, le suédois Spotify, a annoncé mercredi une perte nette multipliée par trois en 2020, en raison de la hausse de ses dépenses de fonctionnement, mais a fait état d'une hausse plus forte que prévu du nombre de ses utilisateurs et abonnés payants.

Le nombre d'utilisateurs actifs a atteint 345 millions (+27 % sur un an) fin décembre. Principale source de revenus, les abonnés payants sont eux désormais 155 millions (+24 %), indique le groupe dans son rapport annuel.

Spotify, dont le siège est à Stockholm mais qui est coté à la Bourse de New York, va ainsi un peu plus vite que prévu : en octobre, il ambitionnait d'avoir entre 340 et 345 millions d'utilisateurs d'ici fin 2020, dont 150 à 154 millions payants.

"Nous estimons que la pandémie n'a eu que peu de répercussions sur la croissance du nombre de nos abonnés et qu'elle a peut-être même contribué positivement à faire avancer de nouvelles inscriptions", note le groupe dans son rapport annuel.

En revanche, Spotify a triplé sa perte nette en 2020, à 581 millions d'euros, notamment en raison d'une augmentation des charges d'exploitation. Pour le seul quatrième trimestre, elles ont augmenté de 17 % sur un an, notamment du fait des charges sociales.

L'an passé, Spotify a enregistré un chiffre d'affaires de près de 7,9 milliards d'euros, en hausse de 16,5 % par rapport à 2019. Un niveau conforme au consensus des analystes réalisé par Bloomberg.

Pour 2021, le groupe dit s'attendre à une perte opérationnelle de 200 à 300 millions d'euros, contre 293 millions en 2020.

Rare fleuron européen face aux géants américains de l'internet, l'entreprise a dernièrement misé beaucoup sur le podcast, où elle multiplie les investissements en centaines de millions de dollars.