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Automne 2012-printemps 2016 : cela fera bientôt quatre ans que Nest’up - l’accélérateur de start-up installé dans l’Axisparc de Mont-Saint-Guibert - héberge, à raison de deux sessions de douze semaines par an, entre 6 et 9 équipes sélectionnées pour faire décoller leurs rêves de business. Et ça marche plutôt bien. Une trentaine de start-up sont en effet déjà sorties du "nid", dont certaines ont connu un envol impressionnant. On songe au cas emblématique de Take Eat Easy.

Chaque session d’accélération donne lieu à un "Demo Day", où les équipes défilent sur scène pour "pitcher" (présenter leur projet en quelques minutes, dans le jargon des start-up). Jeudi soir, c’est dans le vaste hall de l’Aula Magna, à Louvain-la-Neuve, que la septième session de Nest’up a eu lieu. Avec une petite innovation à la clé par rapport aux six sessions précédentes : la présence d’ "alumni", c’est-à-dire d’anciens porteurs de projets ayant suivi le programme d’accélération de Nest’up. On a pu ainsi revoir Jean-Marc Poncelet (BetterStreet), Thierry Huart-Eeckhoudt (ShareBox), Maxime Bouckaert (Koalect) et Kindja Muongo (BeautyDash). Chacun a livré son petit "conseil" aux huit nouvelles start-up sorties de Nest’up. "Le Demo Day doit être ludique et inspirant, mais également un moment d’apprentissage, où on partage les expériences, bonnes ou mauvaises", indiquent David Valentiny et Olivier Verbeke, deux des responsables de Creative Wallonia Engine et chevilles ouvrières du programme d’accélération de Nest’up.

Il n’y a pas que les "apps" !

Les huit nouvelles start-up sont les suivantes : MotionTribe (plateforme web de location de matériel audiovisuel pour professionnels), WinePath (commercialisation de coffrets contenant des flacons de vins à déguster); Gemini (nouvelle génération d’éoliennes à implanter en milieu urbain); Bastapp (application mobile et site web permettant de donner et recevoir localement et gratuitement des objets réutilisables); Solarly (petites stations solaires connectées et autonomes destinées à l’Afrique subsaharienne); AgroChim (procédés de synthèse innovants pour la création de fragrances et d’arômes); Mosi (application et site organisant la location de matériels divers); Le club des devoirs (qui propose à des élèves en difficulté scolaire d’étudier dans leur club de sport avec des professeurs compétents et qualifiés).

En devenir ou déjà sur les rails, ces start-up ont bénéficié, durant les trois mois passés au sein de Nest’up, de l’appui de sept coaches : Philippe Lemmens, Benoît Lips, Myriam Malou, Laurent Mikolajczak, Jean-Baptiste Escoyez, Guy Bouckaert et Quentin d’Aspremont. Désormais, la plupart des équipes vont tenter de convaincre des investisseurs de les soutenir.

La huitième édition de Nest’up, elle, se profile déjà. Elle aura lieu à l’automne prochain à Charleroi (après Liège et Namur); l’appel aux candidatures sera lancé mi-juin.