La Commission irlandaise pour la protection des données (DPC) a ouvert deux procédures distinctes le mois dernier après avoir reçu des plaintes selon lesquelles des numéros de téléphones et adresses email de jeunes de moins de 18 ans étaient accessibles de tous les utilisateurs sur le réseau, selon un communiqué.

Le régulateur irlandais (l'équivalent de la Cnil française) supervise pour le compte de l'UE Facebook, puisque ce dernier a son siège régional en Irlande.

"Instagram est un réseau social qui est très utilisé par des enfants en Irlande et à travers l'Europe", rappelle Graham Doyle, un des responsables du régulateur.

"La DPC a activement regardé les plaintes reçues de la part d'individus et a identifié des problèmes potentiels liés au traitement des données personnelles des enfants sur Instagram, ce qui nécessite davantage d'examen", a-t-il complété.

De son côté Facebook n'avait pour l'heure pas donné suite aux sollicitations de l'AFP.

La DPC va déterminer si l'application a mis en place les garde-fous nécessaires pour protéger les données des utilisateurs, surtout s'il s'agit de mineur, alors qu'il faut avoir au moins 13 ans pour ouvrir un compte sur Instagram.

Le régulateur va vérifier en outre que le réseau social respecte le Règlement européen sur la protection des données (RGPD) concernant la configuration des profils et des comptes.

La BBC indique qu'en 2019 le spécialiste des données David Stier avait conclu, après l'analyse de 200.000 comptes dans le monde, que les utilisateurs de moins de 18 ans avaient la possibilité trop facilement de basculer vers un compte professionnel.

Ce type de compte exige des utilisateurs qu'ils rendent publiques leurs coordonnées, ce qui signifie qu'elles sont visibles de tous sur le réseau social.