Attention, utilisateurs de l'internet. S'il vous arrive fréquemment de pianoter toutes sortes d'émoji pour agrémenter vos échanges numériques, sachez que l'un d'entre eux aurait désormais une connotation raciste, écrit le site français 20 minutes. Il s'agit du smiley "OK".

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Si pour bon nombre de propriétaires de smartphones ou tablettes, le symbole renvoie plutôt un signal positif, la Ligue Anti-diffamation (ADL) affirme le contraire. Il s'agirait d'une manière de signifier son appartenance au mouvement White Power (suprémacisme blanc). Somme toute, le rond formé par la jonction du pouce et de l'index renverrait au sommet du "P", et l'auriculaire, l'annulaire et le majeur tendus renverraient au "W". Soit, WP, White Power.

Pour comprendre l'analyse, il faut retourner quelques années en arrière. Pendant la campagne présidentielle de Donald Trump, avant son élection en 2016, le geste était utilisé pour signifier le ralliement des électeurs. Le 45e président américain est considéré par les démocrates comme une personnalité clivante et a notamment été accusé par plusieurs d'entre eux, dont Joe Biden, d'avoir " attisé les flammes du racisme".

De plus, des personnalités à l'extrême droite de l'échiquier politique, comme Marine Le Pen en France, ont reproduit ce signe de la main. Cette dernière a cependant nié avoir eu l'intention de signifier son appartenance au mouvement des suprémacistes blancs.

Le tueur de Christchurch en Nouvelle-Zélande fait également partie des adeptes de ce symbole.