"La BEI a utilisé la blockchain, cette technologie de registre distribué, pour enregistrer et régler les obligations numériques émises, en collaboration avec Goldman Sachs, Santander et Société Générale", explique l'institution dans un communiqué.

La blockchain, ou chaîne de bloc, est une technologie de sécurisation et de traçage de l'information dont la forme la plus connue est le bitcoin. La BEI s'appuie sur le réseau blockchain Ethereum, la deuxième plus grande cryptomonnaie.

"Ces bons numériques vont permettre à la Banque d'accéder plus vite et plus facilement à des sources de financement alternatives, pour investir des projets à travers le monde", s'est félicité Mourinho Félix, vice-président de la BEI.

"C'est la même évolution qui a eu lieu quand nous avons cessé de nous envoyer des lettres pour passer aux emails", juge pour sa part Jean-Marc Stenger, qui dirige Forge, la branche cryptomonnaies de Société Générale, qui a participé à cette émission.

La Banque de France a également participé à l'expérience, à travers son projet de monnaie numérique de banque centrale (CBDC).

Selon lui, les délais techniques de règlement passent ainsi de plusieurs jours à quelques minutes, et le nombre d'investisseurs potentiels est multiplié.

Au lancement du bitcoin, après la crise financière, la première cryptomonnaie avait pour but de devenir un moyen de paiement décentralisé grâce à l'utilisation de la blockchain.

Si des délais de paiements trop longs et une volatilité trop élevée poussent maintenant ses adeptes à y voir une sorte d'or numérique, la technologie blockchain est utilisée par des entreprises financières.