La taxe pylône, c’est un peu la hantise des opérateurs télécoms. Instaurée aux débuts de la téléphonie mobile, les opérateurs – Proximus, Orange et Telenet – avaient réussi à la faire supprimer temporairement en 2016. Ce jeudi, c’est cette suppression que le gouvernement wallon a annoncé prolonger de deux ans.

Si cette taxe avait tout de même rapporté environ 70 millions d’euros en 2015, les opérateurs télécoms l’estimaient injuste et avaient réussi à faire entendre leur voix. Pour eux, la téléphonie mobile est un service public et les antennes ne doivent pas être taxées. Des taxes qui, selon eux, freinaient leurs investissements et donc la qualité du réseau ainsi que la couverture du territoire.

Une compensation ?

En contrepartie de cette suppression maintenue, les opérateurs s’engagent “à augmenter leurs investissements à hauteur de 11 millions d’euros au profit de l’amélioration de la couverture mobile de la Wallonie et aussi à soutenir la transformation numérique des pouvoirs locaux (communes, provinces et CPAS)”, annonce le cabinet de Willy Borsus, ministre wallon de l’Économie (MR).

“On a pu observer, dans ce contexte de crise, à quel point il était important de pouvoir bénéficier, en Wallonie, d’une connectivité efficiente et d’une agilité numérique du territoire”, ajoute le cabinet.

Le ministre recommande également aux provinces et communes de ne pas lever de taxe sur les pylônes et autres antennes en 2021 et 2022, histoire d’aller dans le même sens et apporter “un soutien aux pouvoirs locaux dans leur transformation numérique au bénéfice de leurs citoyens”.

“Cet accord met clairement en évidence la très bonne collaboration menée entre les opérateurs et le Gouvernement wallon depuis 2016, le tout dans l’intérêt des citoyens, des entreprises et de la compétitivité du territoire wallon” souligne, Dominique Demonté, Directeur d’ Agoria Wallonie, la fédération patronale d’entreprises technologiques.