En 2020, le chiffre d'affaires du groupe franco-belge Econocom a reculé de 11,3%, à 2,559 milliards euros. Une baisse largement imputable aux effets de la crise sanitaire mondiale, selon le groupe qui avait enregistré un chiffre d'affaires stable l'exercice précédent.

Le résultat opérationnel courant, l'indicateur traditionnellement mis en avant par le groupe, s'est affiché à 122,5 millions d'euros, soit une "légère progression en données comparables", selon Econocom. Il baisse en revanche de 2,9% en données publiées (126,2 millions d'euros pour 2019).

La branche de financement d'équipements informatiques (Technology Management and Financing), une spécificité d'Econocom dans le monde des grandes entreprises de service numérique, a été particulièrement touchée par le recul des ventes, avec une baisse du chiffre d'affaires de 19,6% à 913 millions d'euros par rapport à 2019.

Attentisme chez les clients

"Cette décroissance s'explique principalement par des décalages dans la mise en place de certains projets, traduisant un fort degré d'attentisme de la part d'un certain nombre de clients, en raison de la crise sanitaire", selon Econocom.

La branche produits et solutions et services (Digital services and solutions) a moins souffert, avec une baisse de 5,9% à 1,646 milliard d'euros.

Le groupe a réduit à zéro sa dette nette comptable pendant l'exercice, grâce notamment à des cessions "d'actifs non stratégiques" pour un montant de 125 millions d'euros, et affiche désormais un excédent de liquidité de 20 millions d'euros. Econocom estime être "en ordre de marche pour reprendre le chemin d'une croissance durable, aussi bien organique que par acquisitions ciblées".

Mais il ne fournit aucune indication sur ses perspectives 2021, même si la direction du groupe envisage une reprise du marché de la location à l'issue de la crise sanitaire.