L'héritier et patron de facto de Samsung, Lee Jae-yong, incarcéré dans un scandale de corruption, a écopé vendredi d'une amende de 50 millions de wons (37 000 euros) pour des injections illégales de propofol, un puissant antalgique. Lee Jae-yong (la 168e plus grosse fortune au monde selon Forbes ) purge actuellement une peine de deux ans et demi de prison pour corruption et détournements de fonds dans le retentissant scandale qui avait entraîné la destitution, puis l'incarcération, de l'ex-présidente sud-coréenne Park Geun-hye.

Il fait également face à un procès dans une autre affaire, celle de la fusion controversée de deux filiales qui avait favorisé sa prise de contrôle du conglomérat.

Des faits qui remontent à 2017-2018

Le propofol est un médicament anesthésique notamment utilisé dans les services de réanimation, qui est parfois consommé de façon récréative. C'est une surdose de ce produit qui a notamment causé la mort de Michael Jackson en 2009.

Lee Jae-yong est accusé d'en avoir régulièrement utilisé dans une clinique de chirurgie esthétique à Séoul en 2017 et 2018. L'amende décidée par le bureau du procureur du Séoul est infligée dans le cadre d'une procédure qui évite le tribunal, à moins que la défense ne le réclame.

Les avocats de Lee Jae-yong ont assuré dans un communiqué que le propofol avait été administré pour des raisons médicales.

Ils n'ont toutefois pas clairement indiqué leur souhait d'aller au procès : "Nous allons tout passer en revue avant de décider de l'étape suivante", écrivent-ils dans le communiqué.

Samsung, qui figure parmi les premiers fabricants de smartphones et de puces au monde, est de loin le plus grand des "chaebols", ces empires industriels familiaux qui dominent le monde des affaires en Corée du Sud, 12e économie du globe.

Sollicitée par l'AFP, la filiale Samsung Electronics n'a pas souhaité commenter l'affaire.