L’Autorité (belge) de protection des données (APD) va prendre contact avec la chaîne de supermarchés Carrefour pour évoquer son projet de tester des paiements grâce à un lecteur d’empreintes digitales, a-t-elle annoncé jeudi. L’enseigne a, entre mars et juin, fait remplacer la carte de fidélité de certains clients d’un magasin du quartier européen à Bruxelles par leur empreinte digitale. Ce test effectué, la chaîne française voudrait maintenant tester aussi le paiement par empreinte digitale. Les modalités devraient être déterminées dans les semaines à venir.

Reste à savoir si ce procédé respecte la législation sur la protection de la vie privée, qui est stricte en ce qui concerne les données personnelles biométriques.

L’Autorité de protection des données ne se positionne pas encore sur cette question. Mais l’APD souligne d’ores et déjà que la chaîne de supermarchés devra se demander, avant le début du traitement des données biométriques, si celui-ci est absolument nécessaire. "Le traitement des données biométriques est-il proportionnel ? La lecture des empreintes digitales est-elle le système de paiement le moins invasif ?"

L’Autorité a décidé d’entendre Carrefour quant à ces préoccupations. "Compte tenu du caractère délicat du traitement des données biométriques, l’APD a décidé de contacter Carrefour pour obtenir plus d’informations sur ce projet", justifie-t-elle ainsi.

Carrefour a assuré mercredi accorder "une importance fondamentale" à la protection de la vie privée. L’enseigne travaille dans ce but avec une firme qui agit en accord avec le Règlement général sur la protection des données (RGPD).