"Le Parti communiste chinois a démontré qu'il avait les moyens et l'intention d'utiliser ces applications pour menacer la sécurité nationale, la politique étrangère et l'économie des Etats-Unis", explique le ministère américain dans un communiqué.

Les Etats-Unis mettent ainsi à exécution la menace brandie par le président Donald Trump contre ces deux applications chinoises, dans un contexte de grandes tensions entre les deux géants économiques.

Washington laisse cependant une porte ouverte à TikTok, application très populaire auprès des jeunes permettant de produire de courtes vidéos, avant de lui interdire complètement d'opérer sur son sol.

"Le président laisse jusqu'au 12 novembre pour résoudre les problèmes de sécurité nationale posés par TikTok. Les interdictions pourraient être levées le cas échéant", précise le département du Commerce dans son communiqué.

TikTok, qui appartient au groupe chinois ByteDance, était en sursis aux Etats-Unis depuis début août.

Donald Trump, qui l'accuse d'espionnage pour le compte des autorités chinoises, avait alors signé un décret pour exiger la vente de ses activités américaines d'ici le 20 septembre, sous peine d'interdiction dans le pays.

Les géants américains Microsoft et Walmart avaient fait une offre de rachat des activités américaines de TikTok, mais Bytedance l'a refusée dimanche.

Un accord, qui ferait du groupe californien de logiciels Oracle le "partenaire technologique de confiance" de TikTok, semblait depuis se dessiner, mais aucun détail n'a été dévoilé.

"Bien que les menaces posées par WeChat et TikTok ne soient pas identiques, elles sont similaires. Chacune collecte d'importantes quantités de données auprès des utilisateurs", estime encore le département du Commerce.

La plateforme WeChat, qui appartient au géant chinois Tencent, est omniprésente dans la vie des Chinois (messagerie, paiements à distance, réservations...).

© IPM Graphics