Les cookies analytiques ne sont pas les cookies publicitaires habituels qui servent notamment au reciblage des internautes. Ce sont des cookies qui servent à savoir, par exemple, combien de personnes ont visité une page internet, sur quelles zones ils ont cliqué ou encore combien de temps un internaute est resté sur tel ou tel site. Des données anonymes et peu sensibles, mais qui sont essentielles pour les éditeurs de sites belges.

"Depuis l'instauration du consentement explicite, plus de 70 % des internautes ont refusé d'accepter ces cookies analytiques", expliquent Patrick Marck et Olivier De Doncker, à la tête de la Feweb.

Plus problématique, les pays limitrophes n'appliquent pas la même sévérité pour ces cookies , la faute à une interprétation différente du Règlement général européen sur la protection des données (GDPR). "Les pays qui nous entourent ne demandent pas de consentement explicite, les entreprises belges sont donc désavantagées sur le plan de la concurrence", expliquent nos deux interlocuteurs qui espèrent régler le dossier grâce au dialogue.

En collaboration avec d'autres organisations du secteur du digital et publicitaire, la FeWeb et Sirius Legal ont entamé une consultation avec l'Autorité de la Protection des Données pour tenter de trouver une solution.