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60 minutes pour convaincre.

Chaque semaine, nous présentons deux start-up belges ayant pris part à une session de “One Hour Challenge” organisée à la rédaction de “La Libre”. Avec leur portrait et les avis du coach Ben Piquard, directeur de LeanSquare, et d’experts de BNP Paribas Fortis, Marie-Cécile Van Ecke, directeur général Retail&Private Banking Bruxelles, et Marie-Noëlle Rainchon, directeur Banque des Entrepreneurs Bruxelles.


Présentation de cette start-up ayant participé à l'opération 'One Hour Challenge".



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PORTRAIT de CQRE

Le piratage de sites et de comptes Internet fait régulièrement l’actualité. Fin septembre, le groupe américain Yahoo ! avait annoncé que les données de plus de 500 millions de comptes d’utilisateurs (noms, adresses emails, mots de passe, réponses à des questions de sécurité, numéros de téléphone,…) avaient fait l’objet d’une cyberattaque massive. Et ce n’est qu’un exemple parmi de nombreux autres. Frédéric Paquay, consultant en informatique liégeois, a mis au point une parade en recourant à la bonne “vieille” carte à puce d’identité sécurisée.

“En lieu et place du mot de passe, que l’on a souvent de la peine à retenir, il s’agit d’une carte unique, infalsifiable et multi-utilisations destinée à se connecter à un compte personnel”, explique cet ancien du groupe liégeois EVS. Le système, baptisé CQRE, exige trois conditions (non remplies à ce jour) : l’installation d’un module logiciel sur les sites auxquels l’utilisateur veut se connecter, un logiciel pour l’utilisateur lui-même et un lecteur de carte. L’objectif prioritaire serait de cibler des clients “BtoB”, et plus particulièrement des entreprises qui développent des applications pour le Web.

Le “business model” passerait par la vente de cartes CQRE, la vente de licences d’exploitation, la maintenance et des formations. “Aujourd’hui, j’ai deux priorités : prospecter des clients et finaliser un prototype qui soit pleinement opérationnel.”


AVIS DU COACH

  • En général:

Nous sommes avec CQRE avec une start-up classique d’un excellent technologiste qui envisage de créer un business. L’idée de départ est très intéressante : la vulgarisation de la technologie des cartes à puce pour divers usages nécessitant un haut niveau de fiabilité et sécurité. Avec les multiples mots de passe que chacun utilise “dans le cloud”, on voit de nombreuses applications possibles.


  • Evaluation:

Idée :☺☺☺

Business modèle :☺

Traction client :☺

Finançable :☺☺

  • Feedback:
Le vrai challenge de CQRE sera de valider les besoins business. Ce que le porteur de projet maîtrise, c’est le “comment”, pas le “quoi”. On sait comment résoudre mais… à l’extrême, on ne sait pas quel problème. J’exagère ? Peut-être pas tant que cela…, une étude récente montre que 39 % des projets de start-up (on parle de 4/10 !) échouent car les porteurs adressent un problème qui n’intéresse potentiellement presqu’aucun client. C’est le vrai défi des “startup-technologistes” ! A contrario, une fois le filon applicatif trouvé…, ça peut donner de véritable pépite. Je songe bien sûr aux histoires que raconte Pierre L’hoest par exemple à propos des pivots successifs d’EVS avant de devenir le leader mondial du ralenti que l’on connaît aujourd’hui.

AVIS DE L'EXPERT

  • En général:

CQRE propose une carte à puce permettant de s’identifier en lieu et place de rentrer un “username” et un mot de passe. Cette carte programmable propose donc une sécurité plus accrue lors d’une identification sur un site ou un programme quelconque. Le projet s’adresse ici plus aux entreprises ayant besoin d’une solution sur mesure. La traction client doit absolument être améliorée dans le sens où il faudrait affiner le cœur de cible afin de lui proposer une solution concrète, nécessaire voire indispensable à son activité.

Le business model doit être encore travaillé. L’offre également avec, par exemple, des packages sur mesure et un prix adapté, non standardisé. Le prix ne peut pas être standardisé dans ce type de projet car certains sont prêts à payer beaucoup par rapport à ce qu’une technologie fiable permet de faire. Le projet n’est pas finançable à ce stade. Il doit encore être développé par des contacts pour discuter de l’ idée, la tester, la préciser; en gros, aller chercher qui elle peut intéresser. Par exemple, via une étude de marché.

Il n’y a, à ce stade, pas de besoin de financement externe dans le sens où le projet doit être plus abouti. Une fois cette étude de marché réalisée, ce projet se précisera et il faudra alors apprendre à le vendre aux entreprises intéressées.


  • Evaluation:

Idée :☺☺

Business modèle : ☺☺

Traction client :☺

Finançable :☺