A Berlin, le ministère de l'Economie a indiqué, lors d'une conférence de presse, "être en contact avec le ministère taïwanais de l'Economie" à ce sujet.

Les constructeurs automobiles du monde entier sont affectés par une pénurie de puces électroniques qui les oblige ces dernières semaines à ralentir leur production, voire à mettre des usines au chômage partiel pour plusieurs jours.

C'est le cas en janvier sur plusieurs sites du géant Volkswagen, de sa marque haut de gamme Audi, mais aussi de Daimler.

Selon la presse allemande, le ministre de l'Economie Peter Altmaier (CDU) a écrit au gouvernement taïwanais pour qu'il tente de résoudre cette question d'approvisionnement avec l'un des principaux fabricants de puces, le groupe Taïwan Semiconductor Manufacturing Co Ltd (TSMC).

Trouver une solution à cette pénurie est "d'une importance politico-industrielle majeure" pour ne pas mettre en danger la reprise économique du pays après la pandémie, selon le courrier du ministre cité par la presse.

Ces puces électroniques sont indispensables à l'industrie automobile mais aussi très prisées par nombre de secteurs depuis que la pandémie a accéléré l'essor du télétravail et des loisirs à la maison.

Avec le spectaculaire rebond de la production automobile ces derniers mois, les fabricants de semi-conducteurs, essentiellement situés en Asie, peinent à répondre à la demande mondiale.

Volkswagen a assuré lundi essayer de "minimiser l'impact du goulot d'étranglement".

Mais le premier constructeur mondial indique aussi envisager des demandes de dédommagement à ses fournisseurs, eux-mêmes dépendants de sous-traitants.

"Il faudra également examiner quels droits nous pourrions faire valoir, dans le cadre d'un échange avec les fournisseurs", selon une déclaration du groupe à l'AFP.

Aux Etats-Unis, les constructeurs automobiles Ford et Toyota doivent ralentir leur production pour les mêmes raisons, tout comme le constructeur automobile japonais Honda au Royaume-Uni.