"Nous pensons que le Digital Services Act et le Digital Markets Act sont sur la bonne voie pour aider à préserver ce qui est bon sur Internet", a déclaré un porte-parole de Facebook à Bruxelles, dans un communiqué transmis à l'AFP. "Nous nous félicitons de l'harmonisation des règles européennes sur les contenus en ligne préjudiciables et illégaux", a-t-il ajouté.

Facebook affirme "souten(ir) également les règles qui contribuent à encourager l'innovation, à favoriser la concurrence et à protéger le bien-être des consommateurs". "Ces règles doivent s'appliquer à nous", reconnaît le groupe qui se réjouit "de collaborer avec les législateurs européens".

Mais il en a profité pour dénoncer les pratiques commerciales du fabricant d'ordinateurs et de téléphones mobiles Apple. "Nous espérons que la DMA fixera également des limites pour Apple. Apple contrôle tout un écosystème, de l'appareil à l'app store en passant par les applications, et utilise ce pouvoir pour nuire aux développeurs et aux consommateurs, ainsi qu'aux grandes plateformes comme Facebook", a affirmé le porte-parole.

Apple a souvent été critiqué pour son écosystème fermé, le groupe développant et contrôlant l'ensemble de ses matériels et systèmes d'exploitation.

L'UE doit présenter mardi après-midi son plan pour imposer sa loi aux géants du numérique accusés d'abuser de leur pouvoir.

Le projet de législation représente un changement complet de philosophie avec une liste d'obligations et d'interdictions assorties de sanctions dissuasives. Après des années à courir en vain après les infractions des géants du numérique dans des procédures interminables, Bruxelles veut agir en amont, pour aller vite, avant que des dérives soient constatées.