Digital

La Libre teste régulièrement du matériel technologique et en propose la critique sous forme d'articles. Ces produits sont choisis en fonction de leurs spécificités techniques, de leur coût, mais aussi de l'intérêt qu'ils suscitent auprès du grand public ou de nos journalistes.

Les tablettes deviennent des ordinateurs, exemple avec la Samsung Galaxy Tab S4.

Lors de l’apparition des tablettes, d’aucuns annonçaient la mort de l’ordinateur. À nouveau, les devins se sont trompés. L’ordinateur n’a pas disparu, c’est plutôt le marché de la tablette qui recule. Ce produit a en effet boosté le design des ordinateurs portables : ils sont devenus plus petits, plus légers et plus séduisants. Ils sont donc entrés en concurrence avec des tablettes qui, elles, ont monté en gamme et en puissance.

Aujourd’hui, selon son usage, on peut se poser la question : faut-il acheter un ordinateur portable ou une tablette ? Tous les deux peuvent répondre aux besoins courants comme écrire, naviguer sur Internet et lire des vidéos. D’autant plus que le prix des tablettes se rapproche de celui de certains ordinateurs d’entrée de gamme voire de milieu de gamme.

Si les entreprises sortent plusieurs modèles de smartphones sur une année, il n’en est pas de même pour les tablettes. Samsung vient de lancer l’ardoise numérique Galaxy TAB S4. Il s’agit du haut de gamme dans ce segment. Il s’agit aussi pour la marque de présenter un produit de qualité pour rivaliser avec les ordinateurs. Rien à reprocher à la conception, en l’occurrence. La finition est parfaite, l’épaisseur réduite (7,1 mm). L’écran n’est pas intégral, mais s’arrête à 1 cm des bords. La diagonale est de 27 cm. La dalle est une SuperAMOLED de résolution WQXGA (2560 x 1600 pixels).

La tablette intègre les dernières nouveautés que l’on retrouve dans les smartphones, telle que la reconnaissance faciale qui prend ici le qualificatif d’intelligente. Il est certain que c’est bien plus rapide que d’entrer un code PIN après chaque mise en veille. La Galaxy Samsung Tab S4 est équipée d’un appareil photo arrière de 13 mégapixels et d’une stabilisation pour la vidéo. La mémoire de stockage est de 64 Go, extensible par l’ajout d’une carte mémoire. La mémoire vive est de 4 Go. La tablette est animée par un processeur Qualcomm Snapdragon 835. La batterie a une capacité de 7300 mA h.

Tous ces composants font qu’elle fonctionne de façon fluide et sans aucun ralentissement.

© Samsung
La fonction DeX

Le marché visé par cette tablette est celui des entreprises. Pour les convaincre, elle propose une fonction DeX qui permet de transformer l’interface habituelle de la tablette en une interface de type PC avec un bureau sur lequel s’affichent les applications. Une fois connectée avec un câble USB-C/HDMI - non fourni- à un plus grand écran, la tablette devient alors un pavé tactile à utiliser comme souris. Le clavier est appelé sur l’ardoise dès qu’une application en a besoin. On peut retrouver cette interface Dex dans le Galaxy Note 9. Une housse de protection avec un clavier intégré (149 €) permet d’incliner la tablette. Malheureusement, une seule position est possible ; et l’angle est un peu trop droit pour une bonne vision de l’écran - les personnes portant des lunettes devront éloigner la tablette pour augmenter leur confort visuel. À noter que le clavier ne fonctionne pas en Bluetooth. Il n’y a d’ailleurs pas de batterie pour l’alimenter. Seule la connexion prévue dans la housse l’alimente via la batterie de la tablette.

S Pen

La Tab S4 ne déroge pas à la mode actuelle et est accompagnée d’un stylet. Il est vrai, qu’une fois habitué à son maniement, c’est un outil très pratique, pas uniquement pour dessiner comme on pourrait le croire dans un premier temps, mais aussi pour s’en servir comme souris. Autre usage : pour écrire des notes au moyen de la reconnaissance manuscrite, laquelle est très performante. Le prix de la Samsung Galaxy Tab S4 est de 699 € pour la version wifi. La version 4G est à 759 €. Ces prix la mettent en concurrence avec des ordinateurs portables qui proposent plus de fonctionnalités, mais surtout l’installation de logiciels spécialisés que l’on ne retrouve pas forcément dans les magasins d’applications.