Deux prix sont avancés: 11,95€ pour la version de base, qui sera lancée le 14 septembre, et 19,95€ pour le service Streamz+, qui proposera une offre cinéma plus conséquente (un catalogue de 300 nouveaux films par an, dont plusieurs superproductions). Niveau nombre d'utilisateurs, les abonnés pourront regarder les programmes sur quatre écrans en simultané. Une période d'essai gratuite de deux semaines sera également disponible.

Streamz a d'emblée voulu frapper fort, avec un catalogue de productions belges, de grosses productions même, à découvrir sur leur site. La conférence de presse s'est même payé le luxe d'inviter le ministre flamand des Médias pour aborder cette offre culturelle flamande, ainsi que le partenariat avec la VRT.

C'est d'ailleurs ce partenariat avec la chaîne publique, qui va mettre 1500 de ses programmes à disposition, qui est inédit. La VRT est le plus gros producteur de fictions flamandes. Son catalogue sera à disposition des abonnés de Streamz, avant même la diffusion sur les canaux classiques. La VRT ne prend par contre pas de part dans la nouvelle plateforme mais s'affiche en partenaire, avec une contrepartie financière pour les licences d'exploitation.

Une opportunité pour les chaînes de télévision ?

Pour Frederik Delaplace, nouveau CEO de la VRT, Streamz permet d'avoir "une vraie alternative flamande pour la consommation de contenus", ce qui permettra de compenser d'ailleurs les pertes de revenus publicitaires à la télévision. Surtout que de plus en plus de Belges ont un abonnement à une plateforme de streaming et se détournent de la télévision classique, même si "la situation a tendance à se stabiliser", selon John Porter.

"Quinze ans après le lancement de la télévision digitale, on a franchi un nouveau cap", a d'ailleurs lancé le CEO de Telenet. "La compétition télévisuelle est globale, intense, mais ce n'est pas une menace, c'est une opportunité. On a donc décidé de faire un focus sur le contenu local et sur ce que veulent les gens", a-t-il ajouté.

Les contenus internationaux ne sont pas oubliés, puisque Streamz a conclu des accords avec HBO, Universal, CBS, Viacom et autres afin de proposer des programmes, comme les énormes succès Game of Thrones et Chernobyl ou encore - si on veut parler des séries encore en production - Westworld ou The Third Day.

Les 421.000 abonnés à la demande de Telenet pourront avoir accès à Streamz et Streamz+, de quoi montrer une base d'abonnement de facto solide dès le début pour la nouvelle entité, pilotée par le CEO récemment désigné Peter Vindevogel.

Côté pratique 

Coté pratique, la plateforme sera accessible pour toute personne disposant d'une connexion Internet, via l'application ou le site Streamz.be. Donc les clients d'autres opérateurs que Telenet pourront accéder au service sans problème.

Streamz sera par contre lancée quasiment en même temps que Disney+, le concurrent américain de Netflix. Reste à voir comment la plateforme flamande va s'en sortir face à ces mastodontes aux tarifs ultra-concurrentiels.

"Je pense qu'on a une chance", a tout de même souri le CEO de Telenet.

© Streamz