Le réseau des gazouillis a aussi indiqué qu'il allait consulter des experts des droits de l'homme, des organisations de la société civile et des universitaires afin de faire évoluer son règlement en la matière.

Ces annonces interviennent après la suspension par Twitter, aux côtés d'autres grandes plateformes internet, du compte de l'ancien président américain Donald Trump, accusé d'avoir incité à l'invasion du Capitole à Washington en janvier par ses partisans.

Cette mesure a été critiquée par les soutiens de M. Trump, tandis que ses opposants ont estimé que Twitter aurait dû agir plus tôt.

"La façon dont les responsables politiques et gouvernementaux utilisent notre service évolue constamment. Nous voulons que nos mesures restent pertinentes au regard de la nature mouvante du discours politique sur Twitter et qu'elles protègent le bon équilibre de la conversation publique", explique l'équipe de Twitter en charge de la sécurité dans un article de blog.

"C'est la raison pour laquelle nous passons en revue notre stratégie à l'égard des dirigeants mondiaux et nous souhaitons que vous nous fassiez part de votre contribution", ajoute la plateforme.

L'étude sera menée dans 14 langues, dont le français, l'anglais, l'espagnol, l'arabe, le chinois et le russe, jusqu'au 12 avril.

"De manière générale, nous voulons savoir si le public estime que les dirigeants mondiaux devraient ou non être assujettis aux mêmes règles que les autres sur Twitter", peut-on lire sur le blog de l'entreprise. "Et, si un dirigeant mondial enfreint une règle, quel type de sanction est approprié."