La Wallonie a mis sur pied un groupe d’experts afin d’évaluer l’impact environnemental et sanitaire de la 5G, ainsi que les enjeux économiques et ceux autour de la sécurisation des données. La Région respecte donc ce qu’elle avait annoncé dans sa Déclaration de politique régionale publiée en septembre dernier, lors de la mise en place du gouvernement wallon. Du côté du cabinet du ministre de l’Économie wallon Willy Borsus, le message est clair, il faut déployer le réseau 5G. Cependant, toutes les mesures de précautions nécessaires doivent être respectées, nous dit-on. La machine est en marche mais le cabinet reste prudent sur la communication et renvoie vers la déclaration de politique régionale.

“La Wallonie doit se doter des technologies les plus modernes, les plus respectueuses de la santé et les plus performantes pour assurer son attrait économique et favoriser la création d’emplois durables dans des secteurs d’avenir”, pouvait-on y lire. “Ceci implique d’une part de continuer à diffuser les technologies de télécommunication actuelles vers les zones actuellement non couvertes (zones blanches) et d’autre part d’organiser la diffusion des nouvelles technologies. Le déploiement de la cinquième génération du standard pour la téléphonie mobile (5G) ne peut toutefois se réaliser sans prendre les précautions qui s’imposent”, était-il encore indiqué.

Mission en deux temps

Le groupe d’experts aura comme deuxième mission de procéder à des analyses régulières une fois que le réseau 5G sera déployé afin d’évaluer si les antennes provoquent d’éventuels effets nocifs ou de nuisances non constatés dans la première phase de travail. “La Wallonie défendra au niveau européen l’adoption d’une norme commune aux États membres relative à l’exposition aux ondes, qui soit compatible avec les recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé et le respect du principe de précaution”, précisent les autorités wallonnes. Le groupe d’experts est constitué de 14 personnes chargées d’analyser les enjeux dans plusieurs domaines (technologie, santé, économie, climat, biodiversité, droit du travail, etc.). En ce qui concerne les personnes dites électrosensibles, le gouvernement a annoncé “veiller à la situation particulière” de ces personnes et “préservera des lieux protégés des rayonnements non ionisants, afin notamment de soutenir le tourisme naturel”. Les conclusions du groupe d’experts seront remises au ministre-président wallon au plus tard quatre mois après le début de leurs travaux.