L'information a été rendue publique le 20 mai par le compte Twitter d'un lanceur d'alerte "Et ça se dit médecin", spécialisé dans la vulgarisation scientifique médicale. Une agence d'influence nommée Fazze et virtuellement basée à Londres, contacte tour à tour des influenceurs web dans le domaine des sciences et de la santé, afin de les inciter à critiquer le vaccin Pfizer.

Plusieurs influenceurs, dont le Français Léo "Dirty Biology" Grasset, vulgarisateur scientifique qui compte plus d’un million d’abonnés sur YouTube, ont en effet reçu un email contenant un rapport qui aurait "fuité". Le document montre, sans évoquer de véritable source, que le taux de mortalité du vaccin Pfizer serait trois fois supérieur à celui d’AstraZeneca. Dans son message, l'agence indique ne pas souhaiter être citée par les influenceurs censés diffuser le message, et garde également secrète l'identité du client pour lequel elle organise cette campagne, qui s'apparente finalement à de la publicité dissimulée.

Une fausse agence ? 

Par ailleurs, le document rédigé dans un anglais approximatif, incite ses influenceurs à affirmer que les grands médias passent le sujet sous silence. Le courriel renvoyait également vers un tableau de données "preuves", qui a déjà disparu de la toile.

L'agence possède un compte assez léger sur LinkedIn, ainsi qu'un site web. Mais d'après le site Numerama, l’entreprise londonienne n'est pas enregistrée au Royaume-Uni, et l’adresse postale mentionnée sur son site serait partagée par 177 entreprises différentes, dont Fazze ne fait pas partie.