Nouveau géant à prendre ses distances avec le projet de blockchain/cryptomonnaie initié par Facebook, le groupe télécom britannique se laisse néanmoins la possibilité d'une "future collaboration".

Après le départ de Visa, Mastercard, PayPal, eBay, Booking ou encore Stripe, l'association Libra chapeautant le vaste projet crypto du même nom voit l'opérateur britannique lui faire aussi faux bond.

"Nous continuerons de surveiller le développement de l'association Libra et n'excluons pas la possibilité d'une future collaboration", a indiqué Vodafone à l'agence Reuters.

Vodafone consacrera les effectifs précédemment destinés à la Libra à son service de paiement numérique déjà bien établi, M-Pesa, que le groupe prévoit étendre au-delà des six pays africains actuellement desservis.

Facebook avait dévoilé en juin 2019 son prototype de "monnaie numérique mondiale", le portefeuille digital Calibra et son projet de blockchain censés permettre le stockage et les transactions. Mais le projet s'est aussitôt heurté au scepticisme des régulateurs monde entier.

Dès le mois de juillet, une proposition de loi visant à empêcher les grandes entreprises technologiques de jouer aux institutions financières, notamment en émettant des monnaies numériques, avait atterri sur la table du Comité des services financiers de la Chambre des représentants des Etats-Unis.

L'association Libra, qui comptait lors de sa création 28 membres fondateurs, n'en dénombre désormais plus que 20.

"Bien que la composition des membres puisse changer au fil du temps, la conception de la gouvernance et de la technologie de Libra garantissent que le système de paiement restera résistant", a relativisé auprès de certains médias anglo-saxons Dante Disparte, responsable des politiques et de la communication du consortium Libra.