Principale motivation pour travailler des Belges ? Le salaire

Le contrat à durée indéterminée et l'importance d'avoir un travail qui correspond à son niveau sont prioritaires dans les conditions indispensables pour accepter une fonction.

La Libre Eco avec Belga
Principale motivation pour travailler des Belges ? Le salaire
©Shutterstock

Le salaire reste la principale motivation à travailler pour les Belges, mais il n'est pas prioritaire dans les conditions indispensables pour accepter une fonction. Le contrat à durée indéterminée et l'importance d'avoir un travail qui correspond à son niveau arrivent en tête, devant la possibilité d'adapter les horaires de travail à la situation privée, et la proximité du lieu de travail, ressort-il de l'enquête "Le travailleur et sa carrière", menée par Randstad et publiée mercredi. Par rapport à une précédente étude menée il y a huit ans, l'implication émotionnelle et l'identification à l'entreprise ne révèlent pas de changement notable, et certainement pas d'évolution négative. Près de trois travailleurs sur quatre se sentent bien dans l'entreprise ou l'organisation où ils travaillent, et une part aussi importante déclare vouloir rester chez son employeur pour le restant de sa carrière, avance Randstad.

Tout comme en 2014, les hommes se sentent plus impliqués à l'égard de leur employeur que les femmes. Plus le niveau de qualification est élevé, plus l'implication est grande. Le secteur public combine également implication plus faible et volonté plus forte de rester.

C'est aussi au sein de la fonction publique que la perception d'avoir un emploi sûr est la plus élevée. Seuls 3 % des répondants de ce secteur qualifient de relativement important le risque de se voir licenciés prochainement, contre 8 % tous domaines confondus. La peur de perdre son emploi a particulièrement progressé dans le secteur financier (de 5 à 14 %) et l'horeca (de 12 à 20 %).

Partir ou rester ?

Entre ceux qui veulent clairement rester (57 %) et ceux qui veulent clairement partir (à peine 6 %), le groupe qui se situe dans l'intervalle est relativement important. "Dans l'actuel contexte de pénurie, c'est ce groupe, soit 37 % de l'ensemble des répondants, qui entre dans la ligne de mire des recruteurs et employeurs concurrentiels", relève la société spécialisée dans les ressources humaines.

Randstad pointe d'ailleurs le contexte dans lequel a été menée son enquête au troisième trimestre 2021 lorsque le taux de vacance d'emploi (4,9 %) en Belgique était l'un des plus élevés en Europe. Une majorité nette (59 %) des répondants estime pouvoir trouver facilement un emploi en externe, contre 46 % il y a huit ans.

L'enquête a été menée en ligne auprès de 3.014 personnes. Les grandes structures étaient largement représentées, près de deux tiers des sondés travaillant dans des entreprises de plus de 100 personnes.