Ces trois raisons qui poussent les travailleurs de moins de 30 ans à (déjà) envisager une reconversion de carrière

Si un Belge sur trois envisage de changer de secteur, ce sont en particulier les jeunes qui pensent à un changement total de carrière.

Un Belge actif sur trois envisage de changer d’emploi et de secteur.
Un Belge actif sur trois envisage de changer d’emploi et de secteur. ©Shutterstock
La Libre Eco

Vous rêvez de quitter votre travail pour un autre poste dans un secteur complètement différent ? Vous n'êtes pas le seul. Une enquête menée par le prestataire de services RH Acerta auprès de plus de 2 000 Belges actifs atteste que c'est actuellement le cas de la moitié des jeunes dans la vingtaine sur le marché de l’emploi.

"Les Belges, surtout les jeunes, sont de plus en plus nombreux à vouloir tirer davantage de motivation de leur emploi et à partir en quête d'un poste plus valorisant. Les entreprises doivent en tenir compte si elles veulent remporter la guerre des talents", selon Acerta.

Un phénomène dans lequel la crise sanitaire a son rôle à jouer. Pour la moitié des travailleurs, le télétravail obligatoire et le chômage temporaire qu’ils ont connus pendant la crise du Covid-19 jouent un rôle dans leur désir de changer de carrière. Et au plus les travailleurs sont jeunes, au plus l'envie d'un changement total de carrière augmente. Une réflexion qui émerge surtout après une période de vacances...

À la recherche d'un travail plus valorisant

Il n'y a toutefois pas de panique à avoir pour les employeurs, rassure le prestataire de services. Aucune "grande démission" n'est à l'horizon en Belgique, notamment en raison de l'inflation élevée et de l'incertitude économique. Néanmoins, "si les entreprises souhaitent ressortir victorieuses de la guerre des talents, elles doivent tout mettre en œuvre pour proposer un travail valorisant à leurs collaborateurs", avertit Nathalie Florent, experte en RH chez Acerta Consult.

Les Belges qui désirent changer de secteur sont influencés par trois facteurs principaux, auxquels l'organisation doit veiller pour assurer la satisfaction de ses employés : l'occupation d'un poste plus valorisant (pour 48 % des personnes interrogées), l'amélioration de l'équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée (44 %) et enfin, l'obtention d'un meilleur salaire (42 %). Concernant ce troisième élément, "il ne s'agit plus que d'une simple question d'argent", poursuit Nathalie Florent. "La rémunération, ce n'est pas seulement de l'argent en banque, mais aussi d'autres avantages, comme des jours de congé ou des moyens de transport."

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