Près d'un tiers des travailleurs belges insatisfaits de la surveillance maladive de leur supérieur hiérarchique

Un tiers des actifs Belges estiment que leur supérieur hiérarchique n'estime pas leur travail à sa juste valeur.

F.O.
Près d'un tiers des travailleurs belges insatisfaits de la surveillance maladive de leur supérieur hiérarchique
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D'après une nouvelle enquête menée pour le compte du prestataire de services RH Tempo-Team, en collaboration avec la professeure docteure Anja Van den Broeck, experte en motivation du travail à la KU Leuven, la relation entre les travailleurs et leurs supérieurs est très fragile.

En effet, parmi les 2 500 employés et fonctionnaires belges interrogés, près d'un tiers estiment que leur supérieur hiérarchique n'estime pas leur travail à sa juste valeur, qu'il n'est pas attentif et réactif quand il faut une aide pour l'exercice des tâches (40 %) et encore moins en cas de problèmes émotionnels (53 %). De plus, un travailleur sur trois déclare que son manager est encore beaucoup trop axé sur le contrôle – ce qui d'ailleurs se confirme par la déclaration des employeurs eux-mêmes, qui sont 32 % à l'avouer.

"Ce n'est pas par la manie du contrôle que l'on améliore les prestations du personnel, affirme Anja Van den Broeck. Au contraire, ceux qui font l'objet d'une surveillance incessante et doivent justifier chacun de leurs actes finiront par se démotiver et se contenter d'obéir aux ordres. Pourtant, on voit encore trop de micromanagers, surtout dans le cadre actuel du travail hybride".

La confiance faiblit avec l'âge

En outre, 19 % des travailleurs belges disent avoir moins confiance en leur employeur depuis le début de l'épidémie de Covid-19, et seulement une grosse moitié d'entre eux (55 %) se dit satisfaite de son manager ou se réjouit qu'il se préoccupe du bien-être du personnel (56 %).

A noter que la relation de confiance avec l'employeur faiblit avec l'ancienneté des travailleurs : seulement 40 % de ceux qui sont dans la même entreprise depuis plus de 10 ans déclarent entretenir de bonnes relations avec leurs dirigeants, alors que les jeunes recrues sont 48 % dans ce cas.

Parallèlement, l'étude montre que les employeurs ont tendance à estimer trop positivement leurs relations avec leurs salariés. Ainsi, 80 % des patrons affirment être préoccupés par le bien-être des travailleurs et 62 % affirment entretenir des liens forts avec eux. Cependant, quand les deux mêmes questions sont posées au personnel, le taux d'approbation dégringole à 56 % en ce qui concerne le bien-être et seulement 27 % à propos de la relation de confiance…