La maîtrise de la langue est le principal obstacle sur le marché du travail belge

Le manque d'emplois appropriés, un diplôme étranger non reconnu ou un accès légal limité au marché du travail sont des obstacles rencontrés par les chômeurs et les inactifs nés à l'étranger.

La Libre Eco avec Belga
19 % des chômeurs et 11 % des inactifs nés à l'étranger indiquent qu'ils n'ont pas une connaissance suffisante d'une des langues officielles de la Belgique.
19 % des chômeurs et 11 % des inactifs nés à l'étranger indiquent qu'ils n'ont pas une connaissance suffisante d'une des langues officielles de la Belgique. ©BELGA

Les personnes nées à l'étranger et souhaitant être actives sur le marché du travail en Belgique déclarent que la connaissance insuffisante d'une des langues du pays est le principal obstacle à la recherche d'un emploi. C'est ce qu'a indiqué lundi Statbel, l'office statistique belge, sur la base d'une enquête menée auprès de plus de 29 000 personnes âgées de 15 à 74 ans.

La barrière linguistique est particulièrement importante chez les chômeurs et les inactifs : 19 % des chômeurs et 11 % des inactifs nés à l'étranger indiquent qu'ils n'ont pas une connaissance suffisante d'une des langues officielles de la Belgique et qu'ils ont donc des difficultés à trouver un emploi. Le manque d'emplois appropriés, un diplôme étranger non reconnu et un accès légal limité au marché du travail jouent également un rôle pour les chômeurs et les inactifs nés à l'étranger.

Facteur de discrimination

Le nombre de personnes ayant peu ou pas de connaissances de la langue de la région linguistique où elles vivent est de loin le plus élevé en Région flamande : environ 33 %, contre 17 % en Région de Bruxelles-Capitale et 9 % en Région wallonne.

Parmi toutes les personnes âgées de 15 à 74 ans ayant un emploi, quel que soit leur pays de naissance, 97 % déclarent ne pas être victimes de discrimination dans leur emploi actuel. Ce chiffre est le plus élevé pour les personnes nées en Belgique et le plus faible pour celles nées dans un pays hors UE27. Dans ce dernier groupe, 6,5 % ont indiqué qu'ils avaient été victimes de discrimination dans leur emploi actuel.