Le nombre d'indépendants de nationalité étrangère en Belgique a augmenté de 34 % en 5 ans

Français, Néerlandais et Roumains représentent la part la plus importante de ces indépendants étrangers actifs en Belgique.

F.T.
Quatre nationalités représentent près de la moitié du contingent des indépendants étrangers chez nous.
Quatre nationalités représentent près de la moitié du contingent des indépendants étrangers chez nous. ©Shutterstock

La Belgique séduit les entrepreneurs étrangers. Sur la base des chiffres de l'INASTI, le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI) note que le nombre d'indépendants de nationalité étrangère actifs en Belgique a augmenté de 34 % en cinq ans. "Durant la même période, la population totale d'indépendants n'a, elle, crû 'que' de 13,11 %", précise le SNI dans un communiqué.

Dans le détail, sur 1 230 419 assujettis au statut social des indépendants, 160 839 sont étrangers, soit 13,07 % du total. En 2017, sur un total de 1 087 763 indépendants, 120 012 n'étaient pas Belges (11,03 %).

Les Roumains, toujours les plus présents

Les nationalités les plus représentées sont les Italiens (9,06 %) en quatre, les Français (11,47 %) en trois, les Néerlandais (12,33 %) en deux, et les Roumains toujours largement en tête (21,83 %). "Si le nombre absolu de leurs représentants continue à augmenter, la proportion de nos voisins du Nord et du Sud diminue légèrement depuis quelques années. L'élément le plus frappant est cependant la très forte et constante progression des indépendants roumains. S'ils étaient déjà les plus nombreux en 2017, ils n'étaient encore qu'un peu moins de 25 500. Aujourd'hui, ils sont plus de 40 000 à travailler comme indépendants en Belgique. C'est une hausse impressionnante de 59,8 % en 5 ans", analyse les auteurs du rapport.

Ensemble ces quatre nationalités représentent près de la moitié du contingent d'indépendants étrangers chez nous. "De manière générale, les ressortissants de l'Union européenne comptent pour plus de 4/5 de tous ces affiliés. On constate toutefois des glissements importants. Outre la Roumanie, des pays comme la Bulgarie ou le Portugal explosent", note encore le SNI.

Quant à leur répartition sur le territoire, elle se fait assez logiquement dans les grandes villes comme Bruxelles, Anvers, Liège et Charleroi. "Bruxelles concentre ainsi plus de la moitié des Roumains actifs dans le pays tandis que la Flandre et la Wallonie accueillent évidemment respectivement la quasi-totalité des Néerlandais et des Français."

Si cette attractivité de la Belgique plait, le SNI n'en reste pas moins prudent. "Notre pays et son économie ont besoin d'entrepreneurs. Nous espérons cependant que les abus restent limités, notamment en matière de faux indépendants, un phénomène que nous avons malheureusement déjà dû constater par le passé. Cela ne peut pas conduire à de concurrence déloyale pour les indépendants belges."