Plus de la moitié des chômeurs qui retrouvent du travail décrochent "un emploi de qualité"

Ces entrées stables sur le marché du travail ont principalement concerné les personnes hautement qualifiées ou au chômage depuis moins d'un an.

La Libre Eco avec Belga
Les profils dont l'entrée sur le marché du travail est la moins stable sont les personnes peu qualifiées, les chefs de ménage, les isolés et les personnes au chômage depuis plus d'un an.
Les profils dont l'entrée sur le marché du travail est la moins stable sont les personnes peu qualifiées, les chefs de ménage, les isolés et les personnes au chômage depuis plus d'un an. ©Shutterstock

Au cours des dix dernières années (entre 2010 et 2020), plus de la moitié des personnes ayant obtenu un emploi après une période de chômage sont entrés de manière stable sur le marché du travail, ressort-il lundi d'une étude de l'Office national de l'emploi (Onem) portant sur la qualité des emplois. Le travail de recherche s'est attardé sur la position socio-économique des personnes ayant quitté le système chômage pour le monde du travail au cours de la période 2010-2020.

Chaque mois, un score mensuel de qualité de l'emploi a été attribué en fonction de plusieurs variables comme le type et le nombre de contrats ou encore le nombre de jours travaillés, explique l'Onem. L'indicateur mis en place évalue donc la qualité du contrat et mesure la stabilité de l'occupation.

A l'issue d'une période de suivi de six mois, la moyenne des scores obtenus détermine si la sortie vers l'emploi est de qualité parfaite, élevée, moyenne ou faible.

Niveau de qualification

Pour cette première analyse, les experts ont évalué la qualité des sorties vers l'emploi au cours des dix dernières années (2010-2020). La majorité d'entre elles (55,4%) sont de qualité élevée (25,2%) voire parfaite (30,2%), constatent-ils. Ces entrées stables sur le marché du travail ont principalement concerné les personnes hautement qualifiées ou au chômage depuis moins d'un an, les cohabitants et les femmes.

Les profils dont l'entrée sur le marché du travail est la moins stable sont les personnes peu qualifiées, les chefs de ménage, les isolés et les personnes au chômage depuis plus d'un an. Tous présentent un risque plus élevé d'être de nouveau au chômage.