L'usine Magotteaux de Vaux-sous-Chèvremont va se séparer de soixante travailleurs

Le site de Vaux-sous-Chèvremont emploie un peu plus de 200 personnes.

La Libre Eco avec Belga
L'usine Magotteaux de Vaux-sous-Chèvremont va se séparer de soixante travailleurs
©Shutterstock

La direction de l'usine Magotteaux de Vaux-sous-Chèvremont (Chaudfontaine) a présenté jeudi aux représentants du personnel un plan d'investissement qui a pour objectif de moderniser l'usine et de se séparer de 60 personnes, 7 employés et 53 ouvriers.

Une première rencontre avec les responsables syndicaux aura lieu le 15 septembre. La FGTB se dit choquée par la nouvelle même si celle-ci était attendue. Elle craint aussi le recours à du chômage économique.

Une nouvelle qui ne surprend pas

"On a été convoqué mercredi à un conseil d'entreprise extraordinaire qui a eu lieu ce jeudi matin", raconte Patrick Moens, pour la FGTB Métal, "la direction nous a alors annoncé officiellement qu'elle allait enclencher la procédure Renault. La première phase est prévue pour le 15 septembre. Beaucoup s'attendaient à ça, mais c'est un choc." L'annonce n'a pas vraiment surpris le syndicaliste qui, explique-t-il, a vu l'usine, spécialisée dans les solutions pour l'exploitation minière, se dégrader au cours de ces dix dernières années avec toutes les directions qui se sont succédé: "Les problèmes étaient présents bien avant les inondations. On a vu le dialogue social, la production et la qualité diminuer", explique-t-il. "Maintenant, ce qui nous fait peur, c'est que l'on va devoir discuter d'un plan social, qui prévoit le licenciement de 25% du personnel, avec des jeunes directeurs. Nous allons tenter de diminuer ce nombre."

A cela s'ajoute un risque de recours au chômage économique, au vu des importants investissements qui vont entraîner, selon la FGTB, l'arrêt de l'usine 2. "Il est question d'installer de nouvelles machines, de nouveaux fours ainsi qu'un nouveau chantier de moulage en 2023 dans le but de rendre les installations rentables en 2024-2025. On a donc peur que la direction fasse chômer ceux qui vont rester", termine Patrick Moens.