Emploi / RH

Vingt-trois pour cent des travailleurs francophones ne reçoivent aucune compensation pour les heures supplémentaires qu'ils sont amenés à prester, ressort-il vendredi d'une étude de la société spécialisée dans les ressources humaines Protime. Plus de la moitié (54%) des travailleurs actifs en Belgique francophone n'ont généralement pas le temps de s'acquitter de toutes leurs tâches, selon l'étude. Le phénomène concerne davantage les moins de 34 ans (58%).

Un peu plus d'un travailleur sur cinq (22%) est payé pour ces heures supplémentaires et 55% bénéficient d'une compensation "temps pour temps", soit des jours conditionnels. Mais près d'un quart n'a droit à aucune compensation.

Le temps de présence n'est enregistré que pour 23% des travailleurs et les heures prestées pour seulement 16%, ressort-il encore de l'étude.

"Les travailleurs qui prestent systématiquement des heures supplémentaires courent le risque de dépasser leurs limites. Ces excès mettent aussi en péril leur équilibre privé/professionnel, car ils ne s'accordent pas les plages de repos requises en dehors du travail", commente la porte-parole de Protime.

L'étude a été menée en septembre dernier auprès d'un millier de travailleurs francophones.