La compagnie aérienne Air Canada a annoncé qu'elle allait supprimer environ 1 900 nouveaux emplois après les nouvelles restrictions de voyage imposées par le gouvernement canadien pour enrayer la propagation du coronavirus. Ces suppressions d'emplois toucheront "environ 1 700 employés, sans compter plus de 200 employés des transporteurs Air Canada Express également visés" (le service de liaisons régionales), a indiqué la compagnie dans un communiqué.

Depuis le début de la pandémie du Covid-19, la compagnie a dû supprimer quelque 20 000 emplois, soit plus de 50 % de son personnel. En outre, le réseau d'Air Canada va être de nouveau réduit, à hauteur de 25 % pour le premier trimestre 2021.

L'entreprise, à l'instar de celles du secteur aérien, fait face à une chute des passagers transportés (-88 % au troisième trimestre par rapport à l'an dernier) et à une baisse de ses revenus. Air Canada et WestJet, la deuxième compagnie aérienne du Canada, sont en discussion depuis plusieurs mois avec Ottawa pour un plan d'aide du gouvernement canadien.

Ces décisions ont été prises en raison des nouvelles exigences d'Ottawa. Depuis la semaine dernière, les passagers aériens âgés de 5 ans et plus doivent présenter un test négatif au Covid-19 datant de moins de trois jours pour embarquer dans un avion à destination du Canada.

Cette mesure a été prise après que les médias ont révélé que plusieurs responsables politiques provinciaux se trouvaient en vacances à l'étranger, suscitant la polémique au pays alors que les autorités publiques déconseillent les voyages. Elle s'ajoute à la quarantaine obligatoire de 14 jours que doivent respecter voyageurs arrivant au pays, qu'ils soient Canadiens ou non.

Les frontières terrestres du Canada demeurent fermées depuis mars aux étrangers, à l'exception de ceux dont la présence sur son territoire est jugée essentielle. En outre, plusieurs provinces, dont le Québec et l'Ontario, imposent un confinement depuis la période des fêtes qui a entraîné des records de cas quotidiens.

1 900 emplois sur la sellette chez AccorInvest

Le groupe AccorInvest, qui détient près de 900 hôtels dans le monde, a également annoncé qu'il envisageait la suppression de 1 900 emplois en Europe, en conséquence de la crise sanitaire qui a fait chuter le chiffre d'affaires du groupe de 70 %. "Dans le but de contenir les effets de cette crise sur le long terme, AccorInvest envisage un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE) qui concernerait près de 1 900 postes au sein de l'entreprise, au niveau européen", a écrit dans un communiqué le groupe, ex-filiale d'Accor qui exploite principalement des marques du géant français de l'hôtellerie (Ibis, Novotel, Mercure...).