L'annonce a été faite aux syndicats vendredi. Une procédure Renault de licenciement collectif est ouverte.

Le leader mondial américain des pièces détachées automobiles, LKQ, a annoncé aux organisations syndicales vendredi, lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire à Vilvorde, son intention de supprimer 108 emplois sur 430 au sein de sa filiale belge Henrard, de fermer certains sites et d'en déménager d'autres, indique le syndicat chrétien mardi. La restructuration du groupe ne concerne que la Belgique.

"Les travailleurs sont sous le choc mais s’attendaient à une mauvaise nouvelle. Elle a eu lieu le vendredi 26 juin juste avant les vacances. Les travailleurs sont abasourdis mais n’ont pas voulu arrêter le travail. Néanmoins, des actions ne sont pas à exclure", écrivent la CNE et la CSC dans un communiqué.

"LKQ justifie cette restructuration par la crise du Covid-19, qui a mis à mal le marché automobile", explique le permanent CNE Michel Duby, qui se dit très sceptique quant à cette justification. L'ensemble du personnel belge avait été mis en chômage temporaire pendant la crise. Les magasins de LKQ avaient rouvert le 11 mai mais pas avec 100% du personnel.

"On nous annonce deux fermetures en Flandre, le déménagement du site de Namur mais sans nous préciser où, ainsi que l'ouverture d'un site en province de Luxembourg, ici encore sans détail communiqué. Nous avons très peu d'informations", indique Michel Duby.

Le prochain conseil d'entreprise de la procédure Renault aura lieu ce mercredi.

En 2017, le groupe avait racheté 21 entreprises en Belgique et 2 aux Pays-Bas, dans l'intention de consolider son assise. Mais il avait déjà procédé à des suppressions d'emplois en Belgique : 27 licenciements en septembre 2019 et 22 en avril de cette année. "Sans compter depuis des licenciements perlés et des démissions", souligne le permanent syndical de la CNE.