Trois questions à Jan Tindemans

S.Vdd

Dans certains bureaux-pilotes, vous avez suspendu Georoute à cause des problèmes rencontrés. Vous allez freiner la mise en place du nouveau système?

Nous avons lancé Georoute dans 30 bureaux-pilotes pour évaluer ce que le projet donne sur le terrain. A Gerpinnes et Viroinval, les problèmes techniques rencontrés étaient trop importants pour poursuivre l'expérience, nous l'avons donc suspendu. Dans ce dossier, nous voulons avoir une attitude proactive pour éviter que la situation sur le terrain ne dégénère. Georoute est une réorganisation majeure comme n'en a jamais connu La Poste. Si on veut la réussir, il faut prendre son temps. Nous avons d'ailleurs prévu qu'il faudrait deux ans pour la mettre en place.

Les syndicats vous reprochent de ne pas avoir écouté les postiers du terrain qui, depuis l'été, mettent en avant certaines aberrations de Georoute...

Soyons clairs. Nous avons démarré il y a 5 semaines les tests et sur base des critiques, nous avons fait une première évaluation, la semaine dernière. Nous avons promis aux partenaires sociaux, qui nous ont donné un signal fort, de ne pas poursuivre le projet tant que les résultats des tests dans les bureaux-pilotes ne seraient pas concluants et socialement acceptables pour le personnel. Nous sommes conscients qu'il y a des problèmes. Et nous voulons y remédier en adaptant la nouvelle organisation en concertation avec les syndicats et les gens sur le terrain. Dans certaines situations, les nouveaux vélomoteurs ne sont pas adaptés à la réalité du terrain. Nous réfléchissons aux adaptations ou corrections que nous pouvons y apporter.

Georoute figure à l'agenda de la commission paritaire prévue ce vendredi. Allez-vous proposer des adaptations aux syndicats?

Il est encore trop tôt pour cela. Mais nous allons surtout mettre à plat tous les problèmes et définir, avec les syndicats, un calendrier pour la poursuite de l'évaluation des 30 bureaux-pilotes.

© La Libre Belgique 2002