Retour à la raison pour l'industrie des télécoms réunie à Genève

Le salon des télécoms de Genève s'est ouvert dimanche sous le signe de la mesure et de l'économie, à l'image d'un secteur revenu à la raison, quatre ans après la précédente édition marquée par la folie de la bulle Internet. Télécom 2003, organisé par une agence de l'Onu, l'International Telecommunication Union (ITU), devrait accueillir 900 exposants.

Le salon des télécoms de Genève s'est ouvert dimanche sous le signe de la mesure et de l'économie, à l'image d'un secteur revenu à la raison, quatre ans après la précédente édition marquée par la folie de la bulle Internet.

Télécom 2003, organisé par une agence de l'Onu, l'International Telecommunication Union (ITU), devrait accueillir 900 exposants, soit environ 20 pc de moins qu'en 1999, et 115000 participants et visiteurs, soit 35 pc de moins que lors de la précédente édition. «Nous aimerions accueillir tous les acteurs majeurs mais beaucoup ont dû restreindre leurs effectifs, réorienter leurs activités et, dans cette optique, ont revu leur politique marketing», relève John Jacobs, directeur marketing et développement de l'ITU.

Les grands absents seront majoritairement européens, en particulier Nokia, Ericsson, Siemens ou France Télécom. Alcatel sera absent comme exposant mais son Pdg, Serge Tchuruk, tiendra une conférence de presse avec la Pdg d'Hewlett-Packard, Carly Fiorina. Les grands opérateurs et équipementiers américains - Cisco, Nortel, Intel mais aussi Microsoft - et asiatiques - NTT DoCoMo, Korea Telecom, Samsung - seront en revanche présents à Genève.

«On va voir le contraste entre ces éditions et les deux dernières qui étaient des éditions de «bulle» avec des stands dotés de doubles batteries d'ascenseurs sur plusieurs étages», relève Yves Gassot, directeur général de l'institut d'études Idate.

Loin «du luxe et du fric» démontrant la «puissance de cette industrie», selon les mots du Pdg de France Télécom, Michel Bon en 1999, les organisateurs de l'édition 2003 ont décidé «d'humaniser» le salon. «ITU joue désormais le rôle d'incubateur de nouvelles technologies. Plus de 50pc des exposants viennent pour la première fois», relève M. Jacobs qui souligne qu'il ne faut «pas seulement comparer la taille mais aussi le contenu». (AFP)

© La Libre Belgique 2003