L'INS révèle l'«homo technologicus» belge

Les Belges sont plus que jamais friands de technologie. Cette affirmation semble désormais presque aller de soi, mais elle est une fois de plus confirmée par des chiffres que l'Institut national de statistique (INS) vient de publier sur son site web

placeholder
© Johanna de Tessieres
M.V.O.

Les Belges sont plus que jamais friands de technologie. Cette affirmation semble désormais presque aller de soi, mais elle est une fois de plus confirmée par des chiffres que l'Institut national de statistique (INS) vient de publier sur son site web.

Il s'agit pour la plupart de données déjà connues mais qui, mises bout à bout, livrent un portrait révélateur de l'«homo technologicus» belge.

Sans surprise, le GSM tient évidemment un premier rôle dans ces statistiques. Fin 2002, 78,6 Belges sur 100 disposaient ainsi d'un téléphone mobile, c'est-à-dire à peu près l'entièreté de la population à l'exception des (tout) petits et des personnes (très) âgées. Il s'agit là d'une évolution spectaculaire par rapport à 1996, année durant laquelle seuls 4,7 Belges sur 100 avaient un GSM. Elle est moins marquée par rapport au chiffre de 74,7 de fin 2001, mais il est vrai que le marché est désormais au bord de la saturation.

L'ADSL en vogue

Dans le même temps, il est frappant de constater que la téléphonie fixe est loin de s'effondrer. Tant au niveau du nombre de lignes qu'au niveau de la densité de raccordement, on est même au-delà des chiffres de 1996 et 1997. Certes, il y a un léger fléchissement depuis 2000 mais des technologies telles que l'ISDN et surtout l'ADSL, qui nécessitent le maintien d'une ligne fixe, ont fortement freiné cette tendance à la baisse.

Le succès des connexions «large bande» (câble et ADSL) est une autre statistique à épingler. Entre mars 2001 et juillet 2003, leur nombre est passé de 144.878 à 820.354, rien qu'au niveau résidentiel. Nul doute que la poursuite de ce succès aidera la Belgique à rattraper son léger retard sur la moyenne européenne en termes d'utilisation de l'Internet. Pour l'instant, les pays nordiques restent les plus avancés à ce niveau. De même d'ailleurs qu'au niveau de l'Internet à l'école, un domaine dans lequel la Belgique fait cette fois-ci partie des meilleurs élèves.

A noter que l'INS livre aussi des statistiques sur les ventes de disque et l'exploitation des salles de cinéma. Sans surprise, les premières sont en chute libre depuis 2000. Avec près de 25 millions d'entrées en 2002, les cinémas ont quant à eux renoué avec la croissance, essentiellement grâce à l'ouverture de nouveaux multiplexes.


Un rapport sur le «broadband» Le consultant Arthur D.Little a publié lundi une étude sur le phénomène «large bande», c'est-à-dire les accès Internet ultra-rapide via le câble ou l'ADSL. Selon ce rapport, cette technologie constitue actuellement une des principales opportunités de croissance pour les opérateurs. Pour Arthur D.Little, le chiffre d'affaires généré à travers le monde par le «broadband» devrait passer de 30 à 80 milliards de dollars dans les cinq années à venir. Le consultant américain estime néanmoins que bon nombre d'acteurs du secteur, notamment les fournisseurs de contenu, n'ont pas encore trouvé le «business model» qui leur permettra à terme d'être profitables. Il s'attend également à une baisse du prix des abonnements. (M.V.O.) © La Libre Belgique 2003