La reprise est trop lente, disent les patrons

L'EUROPE N'A PAS RÉUSSI à être «son propre moteur de croissance au premier semestre 2003». L'enquête de l'Unice (patronat européen) montre quelques signes encourageants de reprise, mais ceux-ci doivent être consolidés par des mesures qui veillent à la compétitivité européenne. Selon les estimations, le taux de croissance en 2004 pourrait être de 1,7pc pour la zone euro (1,8pc pour l'UE des 15). «La situation semble s'améliorer, le climat des affaires devient meilleur», confirme Jean-Paul Betbéze, président de la Commission des affaires économiques et financières de l'Unice. «Mais cette amélioration est insuffisante - les taux de croissance en Europe sont encore 2pc en dessous de ceux des Etats-Unis. Les décideurs politiques doivent mettre en oeuvre les réformes nécessaires, et bien plus vite. Ce n'est pas l'heure de se tourner les pouces: la reprise européenne est beaucoup trop lente» «La compétitivité est la clé!», conclut Philippe de Buck, secrétaire général de l'Unice. «Une plus grande compétitivité des entreprises européennes est vitale pour délier l'énorme potentiel de l'Europe», réaffirme-t-il.

© La Libre Belgique 2003