Les nombreuses victimes du numérique

La marque Agfa a été enregistrée en 1897 en Allemagne. La société a commencé à produire de la pellicule cinématographique en 1903, et en 1908 elle construisait en Allemagne ce qui était la plus grande usine de production de films d'Europe. Agfa revendique ensuite le lancement des premières pellicules couleurs modernes au monde, en 1936.

Agfa est loin d'être un exemple isolé des difficultés d'adaptation des acteurs historiques de la photographie à la révolution numérique.

L'an passé, c'est une autre société plus que centenaire, le spécialiste britannique de la pellicule noir et blanc Ilford, qui avait déposé le bilan. L'américain Kodak, qui distribuait dans les années 1970 les deux tiers des pellicules vendues dans le monde, a à son tour annoncé en début d'année un vaste plan sur trois ans pour se convertir au numérique.

L'Allemand Leica paye aussi pour avoir trop longtemps ignoré le marché porteur du numérique. Le groupe soumettra mardi à ses actionnaires, parmi lesquels le groupe français Hermès (31,5pc), une recapitalisation s'assimilant à l'opération de la dernière chance. (AFP)

© La Libre Belgique 2005