La lente érosion de la téléphonie fixe

Les derniers chiffres de l'Institut National de Statistique (INS) le confirme: la téléphonie fixe est en perte de vitesse en Belgique. Certes légère mais en perte de vitesse tout de même. En 2004, il y avait dans notre pays 4801000 raccordements contre 4875400 fin 2003 et 4931600 fin 2002. En 2000, la barre des 5 millions de raccordements était encore franchie.

V.S.

Les derniers chiffres de l'Institut National de Statistique (INS) le confirme: la téléphonie fixe est en perte de vitesse en Belgique. Certes légère mais en perte de vitesse tout de même. En 2004, il y avait dans notre pays 4801000 raccordements contre 4875400 fin 2003 et 4931600 fin 2002. En 2000, la barre des 5 millions de raccordements était encore franchie. Toujours, selon l'INS, le nombre de raccordements par 100 habitants s'élevait à 46,1 unités à la fin de l'année dernière contre 46,9pc un an plus tôt.

Ce lent déclin de la téléphonie fixe est évidemment à mettre en parallèle avec la forte croissance de la téléphonie mobile, un marché dopé par la forte concurrence que se livrent Proximus, Mobistar et Base. Selon l'INS, le nombre de «connexions actives» (client ayant reçu ou envoyé au moins un appel au cours des trois derniers mois) s'élevait à 8461136 unités fin 2004 contre 7778843 unités un an plus tôt. Le taux de pénétration de la téléphonie mobile était donc de 87,6pc à la fin de l'année dernière contre 82,8pc fin 2003. En 2000, ce chiffre n'était que de 54,8pc. Et en 1996 de... 4,7pc. Précisons que dans certains pays européens - c'est notamment le cas de l'Italie ou de la Suède - le taux de pénétration du GSM dépasse les 100pc.

© La Libre Belgique 2005