Pourquoi ne pas opter pour des logiciels libres?

Les logiciels libres fonctionnent aussi bien que les logiciels propriétaires... et ils sont beaucoup moins chers. Tel est le message qu'essaye de faire passer la petite société bruxelloise Alunys. Fondée en mars 2003 par Amster Group, société belge de services informatiques, elle a pour philosophie d'aider les professions libérales, les PME, mais aussi les ONG et les ASBL à bénéficier de solutions informatiques moins coûteuses, tout en restant efficaces et fiables.

M.V.O.

Les logiciels libres fonctionnent aussi bien que les logiciels propriétaires... et ils sont beaucoup moins chers. Tel est le message qu'essaye de faire passer la petite société bruxelloise Alunys. Fondée en mars 2003 par Amster Group, société belge de services informatiques, elle a pour philosophie d'aider les professions libérales, les PME, mais aussi les ONG et les ASBL à bénéficier de solutions informatiques moins coûteuses, tout en restant efficaces et fiables.

«Qu'on le veuille ou non, l'informatique est devenue un mal nécessaire pour toutes les entreprises. Ce qui entraîne trois types de coûts: le hardware, le software et la main d'oeuvre. Avec les logiciels libres, on peut quasiment supprimer tout le poste software, même s'il est faux de croire que ces programmes sont gratuits», dit Claude Aronis, administrateur délégué d'Alunys (photo ci-dessous).

Il existe une alternative «open source» à quasiment tous les logiciels propriétaires: Thunderbird pour l'e-mail, Open Office pour les suites bureautiques, Apache pour les serveurs web, Firefox pour les navigateurs, etc. Sans compter les différents systèmes d'exploitation Linux. «Ce qui ne veut pas dire que nous proposons systématiquement ces programmes à nos clients», explique Michael Hendeles, l'autre administrateur délégué. «Parfois, certains d'entre eux préférent continuer à travailler avec Word ou avec Outlook par exemple et parfois, il y a des logiciels propriétaires qui sont meilleurs. C'est notamment le cas des antivirus».

Cela dit, il précise qu'en général, les logiciels libres sont «plus stables». Pour un certain nombre de clients, opter pour l'«open source» constitue également un choix éthique par rapport à la toute puissance des multinationales informatiques.

Parmi les clients d'Alunys, on retrouve des entreprises «classiques» telles que Deminor, Leonidas ou la Monnaie, mais aussi un grand nombre d'ONG et d'asbl: Médecins du Monde, Solidarité socialiste, la Ligue des Familles, la Fédération des centres de planning familial, pour ne citer que quelques exemples. «Ces organisations ont aussi besoin d'un service informatique professionnel», explique Claude Aronis. «Souvent, quand nous arrivons dans une asbl, nous constatons qu'il y a des logiciels pirates, nous leur proposons donc plutôt des logiciels libres».

Une stratégie qui s'avère payante: le carnet de commande d'Alunys est bien rempli, et la société ne cesse de se développer. Alors qu'elle emploie 42 personnes aujourd'hui, elle est toujours à la recherche de 5 à 6 employés supplémentaires. Elle vient également de recevoir une aide de 190.000 € de la SRIB (la Société régionale d'investissement de Bruxelles), ce qui va lui permettre de participer aussi à des appels d'offres publics. Et Claude Aronis de préciser: «Je ne comprends pas pourquoi les administrations et les écoles continuent à dépenser des fortunes pour travailler avec des logiciels Microsoft».

© La Libre Belgique 2005