«Les caissières belges coûtent cher à Carrefour»

Ce n'est pas un cadeau d'être le patron de la filiale belge de Carrefour. Et pour cause: le personnel coûte cher, très cher même. «Une heure de caissière coûte 40pc plus cher en Belgique que la même heure en France. C'est le coût horaire le plus élevé du groupe (le n°2 mondial de la distribution présent dans 29 pays, NdlR) », a indiqué mardi Gilles Roudy, le directeur exécutif de Carrefour Belgium.

S.Vdd.
«Les caissières belges coûtent cher à Carrefour»
©Johanna de Tessières

Ce n'est pas un cadeau d'être le patron de la filiale belge de Carrefour. Et pour cause: le personnel coûte cher, très cher même. «Une heure de caissière coûte 40pc plus cher en Belgique que la même heure en France. C'est le coût horaire le plus élevé du groupe (le n°2 mondial de la distribution présent dans 29 pays, NdlR) », a indiqué mardi Gilles Roudy, le directeur exécutif de Carrefour Belgium, à la tribune des «Petits déjeuners financiers» organisés par Robert Half, «La Libre Entreprise» et le «Tijd».

Pour le patron français, «il faut se battre en Belgique pour réduire les coûts salariaux si l'on veut continuer à créer de l'emploi». Promu dans le groupe, Gilles Roudy quittera son poste belge le 15 avril mais son message au nom du leader de la distribution belge annonce la couleur en vue des prochaines négociations sectorielles. Et de rappeler que la chaîne d'hypermarchés et de supermarchés a engagé, en 2005, 1200 personnes supplémentaires à durée indéterminée dans le pays. Et ce, «malgré un contexte économique et social difficile».

Comme il nous le confiait (LLB du 14/03), Carrefour Belgium a regagné des clients, en 2005, mais cela ne s'est pas traduit en gain de parts de marché. «Notre part de marché qui tourne autour des 30pc a perdu 0,7 à 0,8 point», a dit Gilles Roudy malgré tout confiant pour l'avenir. «A l'agonie en 2000, Carrefour Belgium (ex-GB, NdlR) est aujourd'hui à nouveau une entreprise sûre et une valeur de croissance en Belgique. Qu'on se le dise: nous ne sommes pas prêts d'être détrônés de notre place de leader.»

Enfin, les services, à l'instar de «Mobile 1» (cartes de GSM prépayées), constitueront un des axes de développement de l'entreprise dans les 5 prochaines années. «A ce jour, on a déjà vendu 10000 cartes, c'est plus du double de nos prévisions les plus optimistes.»

© La Libre Belgique 2006