Delta Lloyd Bank étend son réseau en Belgique

Delta Lloyd n'est pas rassasiée. La banque, qui comptait 215 points de vente fin 2005, en a déjà déployé 20 nouveaux au cours du premier trimestre 2006. Désormais, Delta Lloyd est donc forte de 103 agences et 132 courtiers indépendants.

Ph.G.

Delta Lloyd n'est pas rassasiée. La banque, qui comptait 215 points de vente fin 2005, en a déjà déployé 20 nouveaux au cours du premier trimestre 2006. Désormais, Delta Lloyd est donc forte de 103 agences et 132 courtiers indépendants. La banque compte encore ouvrir 8 agences cette année et s'attirer les services d'une quarantaine d'agents indépendants. A terme, elle veut être présente dans les métropoles via un bureau central et quelques satellites et dans chaque commune de plus de 30000 habitants via une agence spécifique. Delta Lloyd oeuvre aussi au développement de ses guichets automatiques. 30 nouveaux «selfbanks» ont vu le jour en 2005 et 26 sont attendus en 2006. Ils seront accessibles aux clients des autres banques à partir du 1 éme r avril.

L'exercice 2005 a été fructueux pour la banque. Le bénéfice net a atteint 18,128 millions d'euros, contre 12,157 millions en 2004, soit une hausse de 49 pc. Le portefeuille est en croissance, aussi bien dans les crédits que dans les dépôts. Ces derniers ont dépassé l'an dernier 3 milliards d'euros. Ils s'établissent à 3,054 milliards, contre 2,614 milliards en 2004, ce qui représente une hausse de 17 pc. Les crédits sont quant à eux en progression de 31 pc: ils passent de 1,824 à 2,386 milliards d'euros. La marge d'intérêt subit un léger recul (-2 pc), «parce qu'en 2005, beaucoup de clients ont privilégié le taux hypothécaire révisable annuellement, ce qui pèse sur la marge», explique Piet Verbrugge, l'administrateur délégué de Delta Lloyd.

Cette année, la banque compte étoffer son offre via un produit éthique. Elle attend actuellement un accord de la CBFA pour le lancement d'un fonds de placement dont une part des bénéfices sera versée au WWF. Par ailleurs, Delta Lloyd songe à titriser entre 500 et 700 millions d'euros de son portefeuille de prêts hypothécaires qui seront «emballés et vendus comme obligations», explique Piet Verbrugge. Si l'opération se concrétise, ce sera vers le mois de mai.

© La Libre Belgique 2006