Banques en ligne fiables

Effectuer ses opérations bancaires en ligne: risqué? Non, répondent en choeur les banques belges, réagissant à une étude de la société de consultance Deloitte publiée hier. Cette enquête concerne de nombreuses banques de différents pays, dont trois institutions financières belges (Fortis, KBC et Dexia). «Il ne s'agit donc nullement d'un audit externe», souligne une porte-parole de Deloitte.

Ph.G.

Effectuer ses opérations bancaires en ligne: risqué? Non, répondent en choeur les banques belges, réagissant à une étude de la société de consultance Deloitte publiée hier. Cette enquête concerne de nombreuses banques de différents pays, dont trois institutions financières belges (Fortis, KBC et Dexia). «Il ne s'agit donc nullement d'un audit externe», souligne une porte-parole de Deloitte.

L'étude conclut que les banques vont devoir s'armer de plus en plus contre les risques liés à la sécurité des opérations bancaires sur le Net. Elle met l'accent sur la responsabilité de l'utilisateur final qui doit également faire en sorte que ses données personnelles ne servent pas à pirater un système informatique. Deloitte rappelle à cet égard le danger du «phishing», encore appelé «hameçonnage», qui consiste à envoyer à une personne un courriel qui a l'apparence d'un courrier électronique officiel d'une banque et ce, afin d'obtenir ses données confidentielles en l'invitant à se connecter sur un faux site, officiel en apparence lui aussi.

Les banques belges assurent que la sécurité de leurs systèmes de transactions en ligne est optimale. En matière de phishing, «les banques belges sont moins dans le collimateur des pirates que les banques anglo-saxonnes», précise José Zurstrassen de la banque sur Internet Keytrade. «Car il est plus compliqué de créer un site trilingue qu'un site unique en anglais. Evidemment, cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas s'en protéger. Au contraire. Notre partenaire en sécurité informatique, Netcraft, simule plus de 9 000 pénétrations des firewalls par jour. Et ses ordinateurs fouillent automatiquement le web chaque jour pour dépister d'éventuels sites de «phishing». Bref, bien qu'il soit invisible par l'utilisateur, un énorme travail de sécurisation est effectué, avec des mises à jour permanentes.»

© La Libre Belgique 2006