Des visas touristiques

Comme HP et Mobistar en décembre, l'entreprise informatique Cap Gemini s'est, elle aussi, retrouvée au centre d'une polémique il y a peu, lorsqu'il est apparu qu'elle avait fait venir en Belgique une dizaine d'informaticiens indiens avec des visas touristiques et les avait mis au travail sans permis. «Officiellement, ces gens étaient là pour suivre une formation mais en réalité, Cap Gemini les avait placés chez un client», explique Koen Dries, coordinateur Tic pour la LBC-NVK. «Quand l'affaire a éclaté au grand jour, ils se sont empressés de renvoyer une série de ces Indiens dans leur pays et de faire en sorte que les autres suivent une vraie formation au cas où l'Inspection sociale passerait. Ils ont également accepté de payer ces gens au barème légal.» Cela dit, le syndicaliste chrétien estime que Cap Gemini n'est qu'un «petit poisson» et qu'il y a d'autres sociétés où les dérives sont bien plus importantes. «Mais à son échelle, le cas Cap Gemini est révélateur des nombreux abus qui peuvent exister dans l'emploi d'informaticiens indiens en Belgique.»

© La Libre Belgique 2006