«Playlist» sur mesure pour business

iMuse, c'est le nom bien inspiré de la compagnie de Christopher Adam. Passionné de musique aux goûts éclectiques, ce Belgo-Américain, arrivé il y a 8 ans à New York, a tout de suite parié sur le succès de l'iPod. «Quand cette petite boîte de la taille d'un paquet de cigarettes est sortie, j'ai immédiatement pensé que j'avais une opportunité à saisir», déclare celui qui a un peu tourné comme DJ en Belgique et en Allemagne, avant de s'immerger dans le monde de la nuit new-yorkaise.

Stéphanie Fontenoy

iMuse, c'est le nom bien inspiré de la compagnie de Christopher Adam. Passionné de musique aux goûts éclectiques, ce Belgo-Américain, arrivé il y a 8 ans à New York, a tout de suite parié sur le succès de l'iPod. «Quand cette petite boîte de la taille d'un paquet de cigarettes est sortie, j'ai immédiatement pensé que j'avais une opportunité à saisir», déclare celui qui a un peu tourné comme DJ en Belgique et en Allemagne, avant de s'immerger dans le monde de la nuit new-yorkaise.

L'idée derrière iMuse? Fournir des «playlists» de musique «sur mesure» pour des restaurants en vogue, des boutiques sélectes, mais aussi pour des soirées entre amis, des mariages ou des anniversaires. «Aux Etats-Unis, l'ambiance musicale d'un établissement a autant d'importance que le décor, la lumière et la nourriture ou que les marques dans un magasin de vêtements. Les Américains attachent beaucoup d'importance à la musique, ils vivent avec!», explique ce grand blond de 32 ans aux yeux rieurs. Avec, aujourd'hui, une vingtaine de clients réguliers, Christopher Adam zappe entre le programme de téléchargement de musique iTunes dont il achète environ 200 morceaux par semaine et son propre répertoire composé de 35 genres musicaux différents. «Quand je compose une «playlist», je me mets dans la peau des clients du restaurant, j'imagine le moment de la journée», affirme celui qui fournit notamment ses services aux brasseries belges «La Petite Abeille» et «BXL Café» de Manhattan. «Pour le matin, je leur propose des airs classiques, suivis pour le déjeuner par du jazz et de la chanson francophone, et pour le soir, de la musique d'ambiance «easy listening» puis de la «lounge» plus électronique en fin de soirée.»

Originaire de Bruxelles, Christopher aime faire honneur aux artistes belges, comme Axelle Red, Marka, Corneille, Vaya con Dios ou Hooverphonic... auxquels il paye des droits d'auteurs, via la «Sabam» américaine, la société BMI.

Qu'en coûte-t-il de s'allouer les services d'un DJ virtuel et de sa muse musicale? La création de la première «playlist» par iMuse, qui demande une étude de la clientèle et du lieu, se chiffre entre 600 et 900 dollars (entre 470 et 700 € environ). Ensuite, deux contrats sont disponibles: un renouvellement de la sélection musicale tous les 3 mois, qui reviendra à 85 dollars (66 €), ou tous les 6 mois, pour 65 dollars (50 €). Une location à la journée, pour un mariage, un anniversaire pour enfants ou une bar-mitsva (fête juive), par exemple, varie entre 200 et 500 dollars (156 et 390 €). Christopher Adam, qui se décrit comme un «Mac addict», un mordu de Macintosh, a négocié un accord commercial avec la société Apple qui lui offre un tarif préférentiel sur l'achat de iPods neufs et lui remplace aussi gratuitement ceux qui arrivent en fin de vie. Le Belge a aussi son rêve américain, celui de commercialiser des boîtiers numériques, à la manière des décodeurs pour les chaînes câblées, qui diffuseraient dans le monde entier les choix d'iMuse. Et pourquoi pas à partir de la Belgique, où Christopher Adam a le projet de retourner bientôt?

correspondante à New York

© La Libre Belgique 2006