Ses états d'âme

Le problème dans ces commerces spécialisés ne réside-t-il pas dans le manque de main-d'oeuvre?

Dans tous ces métiers d'artisans, on a besoin de personnel expérimenté. Or, on trouve peu de jeunes motivés par ces métiers et par des horaires difficiles. Il faut absolument que le pouvoir politique prenne des initiatives au niveau de la Région de Bruxelles-Capitale en matière de formation accélérée et spécialisée dans ces métiers et qu'on revalorise le contrat d'artisan.

Que pensez-vous du Bruxelles gourmand en général?

Ce qui est certain, c'est que le commerce alimentaire individuel intra-muros est en perte de vitesse flagrante pour une raison simple: c'est la proximité qui guide le consommateur aujourd'hui. De plus, la volonté politique est de transformer de plus en plus Bruxelles en piétonnier avec des activités de restauration, de shopping, etc. Le commerce alimentaire avec ses désagréments de bruits, d'odeurs, d'horaire, n'a plus sa place au coeur de la ville. Il va s'installer en périphérie ou - et c'est ce que nous allons tenter d'implanter - dans des zones de concentration résidentielle avec des concepts nouveaux qui doivent tenir compte du parking, des horaires décalés (le soir et le dimanche matin) et, selon nous, d'une distribution qui permet de retrouver le contact avec l'artisan et le produit de qualité.

© La Libre Belgique 2006